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Dix candidats, dix bonnes raisons de ne pas voter pour eux.



- Nicolas Sarkozy : Parce que si il est réélu sa première action sera d'aller au petit journal sur canal plus. Il l'a promis. Accessoirement il y aussi la crise, le chômage, le pouvoir d'achat, la sécurité... 

- François Hollande : Parce qu'élire un homme qui a vécu plus de 15 ans avec Ségolène Royal, c'est quand même pas très sérieux.

- Marine Le Pen : Parce que si on commet un délit, elle instaure la double peine. Déjà qu'on gueule quand le goal se prend un carton rouge et que dans la foulée y'a penalty...alors là...

- François Bayrou : Parce que acheter français c'est bien, mais le breizh cola, faut reconnaître que c'est assez dégueulasse

- Jean-Luc Mélenchon : Parce qu'à force de trop lire les schtroumpfs, il s'agirait de faire gaffe à Gargamel.

- Éva Joly : Parce que les fleurs, les arbres et les animaux c'est très beau, mais un peu d'électricité et des bains chauds au 21ème siècle c'est pas mal non plus.

- Philippe Poutou : Parce que envoyer "un Poutou" au G8 ne réglera pas les grands problèmes du monde.

- Nathalie Arthaud : Parce qu'elle se contredit sans cesse en balançant "la lutte finale". On sait très bien qu'il y'en aura d'autres. Arlette en a eu 6 des luttes finales.

- Nicolas Dupont-Aignan : Parce que l'euro c'est cher, le franc c'est cher, mais alors l'euro-franc, je vous dis pas !

- Jacques Cheminade : Parce que... Les blagues les plus courtes sont les meilleures.

*Sources photos : http://s.tf1.fr/mmdia



Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Que valent vraiment les sondages ?





Nous les subissons à longueurs de journée, certains se rejoignent, d'autres, au contraire, se contredisent. Les sondages sont omniprésents dans le paysage médiatique depuis quelques mois et la date fatidique de l'élection présidentielle ne fait qu'accentuer ce phénomène. Mais quelle est leur véritable portée ? Que valent-ils vraiment ?






Quand on pose la question aux politiques, il est évident que la portée d'un sondage ne fait pas l'élection. Certains restent prudents sur les chiffres avancés (Hollande) d'autres en font totalement abstraction (Sarkozy), d'autres encore se persuadent qu'ils seront bel et bien présents au second tour, contrairement à ce que prétendent les sondages (Bayrou, Le Pen). Il faut dire qu'historiquement les sondages n'ont pas toujours été dignes de confiance. Si le premier souvenir qui revient est évidemment lié au 21 avril 2002 où Jean-Marie Le Pen à dépassé Lionel Jospin qui était pourtant le grand favori de l'élection, chaque élection a présenté son lot de surprise. Quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle 95, Balladur n'était-il pas le grand favori de la droite ? En janvier 81, Valéry Giscard d'Estaing n'était-il pas sur de sa réélection ? En 74, quel sondeur pouvait mettre sa main à couper qu'il détenait le résultat du second tour ?


En premier lieu, la multiplicité des instituts de sondages laisse penser qu'il existe plusieurs façons de réaliser un sondage. Il est même à la mode d'affirmer qu'un institut souffre de pression politique via ses dirigeants, comme ce fut le cas notamment lors de la percée soudaine de Sarkozy dans les sondages, après son meeting de Villepinte. Dès lors, qui croire ? Qui plus est lorsque l'on se penche sur le panel des sondés quelques fois peu représentatif. Il existe d'ailleurs différentes méthodologies dont dépend la légitimité des résultats :
- Les sondages d'opinion : Nous en lisons quasi quotidiennement. Ce sont ceux utilisés pour déterminer les rapports de force politiques Ils sont aussi les moins chers et les moins fiables !
 - Les enquêtes-sondages : Réalisés sur des échantillons beaucoup plus grands et plus représentatifs de la population, ce sont ceux pratiqués par l'Insee et les grands instituts de statistiques. On estime que les résultats n'en sont que plus crédibles.









Précis dans l'instantané.



Évidemment, les moyens utilisés pour ces enquêtes d'opinions sont de plus en plus performants et aujourd'hui, à quelques points près à peine, beaucoup d'instituts livrent la même impression. Pourtant tout est susceptible de changer du jour au lendemain en fonction de tel ou tel événements. Ainsi un grand meeting unificateur d'un candidat sera associé à une de ses percées dans les sondages. La dernière en date est sans doute le grand rassemblement de la Bastille où Jean-Luc Melanchon a sans aucun doute soulevé les foules. Des événements plus tragiques comme ceux qui se sont  récemment passés à Toulouse peuvent aussi peser sur les avis de tous les sondés. Quoiqu'il en soit, certains sondages peuvent être fiables mais uniquement dans l'instant présent. Après, croire qu'un sondage peut influencer des gens reviendrait à douter du sens de réflexion des électeurs. Mais, il peut peut-être finir de convaincre un électeur hésitant, et ça en revanche il en reste, à mon sens, encore beaucoup.



Alors, quelle surprise nous réserve les sondages de 2012 ? Réponse les 22 avril et 6 mai prochain avec, cette fois, les vrais résultats !


*Sources photos : http://i.agoravox.fr http://www.lesmanantsduroi.com



Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Criticize Me l'émission du 26 Mars



Programme de l’émission : 

- Édito du 25 mars
- Débat : la place des handicapés dans la société
- Page découverte musicale "Revolver"


Retrouvez l'intégralité de l'émission ici

Retour sur l'horreur



Des crimes affreux ont bouleversés la France cette semaine. Des crimes pour lesquels on a tout dit ou presque. Des crimes qui, en plus de décimer des familles entières, ont fait basculer tout un pays. De nombreuses remises en cause et interrogations se sont alors posées, à commencer par celle de la justice. Beaucoup se sont étonnés de l'incapacité des forces de l'ordre à intervenir sur une personne jusqu'alors très surveillée comme Mohamed Merah. Comment un homme autant suivi  peut-il jouir de cette liberté au point de tuer de pauvres innocents et ce, à quelques jours d'intervalles ? En théorie, tout cela est indéfendable. Pour autant, avoir des doutes sur un individu ne fournit malheureusement pas des preuves. Je suis d'ailleurs étonné quand les propositions de lutte contre l'endoctrinement après-coup de Sarkozy soient vivement critiquées par les mêmes qui s'offusquent qu'on puisse laisser libre un individu comme Merah. Cette liberté et ce manque de surveillance permanente  sur chacun d'entre nous font aussi partie de la définition même de la démocratie.



Une démocratie qui, je le rappelle, était tant demandée par grand nombre de pays arabes ces derniers mois. Alors, enfermer quelqu'un en se fondant uniquement sur de simples doutes n'est pas synonyme de démocratie, même si nous le regrettons tous aujourd'hui. Il y avait une éclaircie parmi cette sombre histoire : celle de voir une campagne présidentielle s'apaiser, voire des candidats reprendre leur aspect humain et émotifs. Mais là encore, il est désagréable de constater que, élection oblige, cela ne dure qu'un temps. Quand j'entends le président de l'Essonne demander la démission de Claude Guéant, je me questionne sur la stupidité de certains de nos politiques. Comment peut-on faire cette requête alors que de nombreux membres du RAID viennent de risquer leurs peaux pour tenter de saisir le terroriste ? Comment peut-on tolérer les propos des politiques en général qui se servent de cette histoire à des  fins électorales ?





Il faut faire attention au sens que l'on veut donner au terme "démocratie". Veut-on davantage de surveillance au risque d'entacher une certaine liberté de vie pour tous ? Veut-on se servir d'événements comme ceux qu'ont connus Toulouse et Montauban pour s'unifier un peu plus ou au contraire pour s'éparpiller ? La démocratie c'est avant tout trouver le juste milieu dans tout ça, c'est ne pas céder au mal sans pour autant ignorer son existence, c'est se préoccuper de l'avenir de nos jeunes quelquefois perdus et entraînés dans une spirale très négative et absorbante comme l'a sans doute connue ce monstre opérant à Toulouse, c'est savoir mettre de côté les rivalités d'idéologie politique le temps d'un recueillement et d'une union nationale... 

La démocratie ne tient finalement pas à grand chose, c'est pourtant ce qui nous distingue des terroristes et des hommes sans foi ni loi. Merah s'est vanté d'avoir mis la France à genoux, il ne tient qu'à nous de la relever de la meilleure des façons. 

Ce qu'il vient de se passer c'est un démenti à tous ceux qui s'imaginent qu'une telle barbarie est impossible. Que ça soit à travers les génocides, les guerres sanglantes ou les attentats, l'homme endoctriné devient fou, il devient un animal.

*Sources photos : http://www.sudouest.fr http://www.leparisien.fr




Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Twitter, je t'aime, je te hais






Hummmm, qu'il est bon de se montrer à toute heure de la journée !

Témoignage : "Pourquoi j'irai voter blanc"



Il s'appelle Éric, a une vingtaine d'années et est étudiant en histoire au sein de l'université François Rabelais à Tours. Comme beaucoup d'autres citoyens il votera blanc aux prochaines élections. Il s'explique.



Pourquoi voter blanc ?
J'estime qu'aujourd'hui aucun des candidats ne répond vraiment aux besoins des Français. Je ne dis pas qu'ils n'ont que des mauvaises idées. Au contraire, je pense qu'ils ont en tous des bonnes comme des moins bonnes.     En revanche j'ai le sentiment que leurs priorités ne correspondent pas toujours à celles des Français.




N'est-ce pas là un sentiment de lassitude envers la classe politique ?
Sûrement oui. Entre la fausse dédiabolisation du FN, les programmes économiques approximatifs de la droite comme de la gauche ou des partis qui intérieurement ne soutiennent même pas leur propre candidat comme les Verts par exemple, on est vraiment pas gâtés. On a l'impression qu'ils se ressemblent tous, que les débats sont remplacés par échanges virulents sans idées... bref, la démocratie qui, à la base, est une chance semble être un peu oublié
Électeur blanc ou abstentionniste ?
Je vote blanc, c'est à dire que je fais la démarche de me déplacer au bureau de vote.  Je trouve que c'est plus significatif que l'abstention même si le vote blanc n'est pas tellement reconnu en France. Voter c'est un privilège et un devoir on l'apprend dès le plus jeune âge.


On dit souvent qu'au premier tour on choisit et au second on élimine. Si vous voter blanc  au premier tour, en sera-t-il de même au second ?
A part si Marine Le Pen est au second tour oui. Si c'est le cas je voterai pour l'autre candidat, sinon non. J'estime encore une fois qu'ils se valent tous et que la crise et la situation actuelle ne peut pas être résolu par une seule et même idéologie politique.
Préfériez-vous voter pour une équipe plus que pour un candidat ?
Oui largement. Ça ne me choquerai pas qu'un candidat présente son idée de futur gouvernement lors de sa campagne. Nous pourrions ainsi avoir en tête les futures personnes qui s'occuperont de nos ministères. En Italie, pour sauver la situation, ils ont mis des experts économiques à la tête du pays, je regrette par exemple qu'en France ça ne soit pas toujours le cas. On a l'impression qu'un ministre peut changer de ministères comme de chemise lors d'un remaniement. Pourtant il n'y a aucun honte à être un expert que dans un domaine. Bref, tout ça fait que la politique ne me séduit plus.


Est-ce un sentiment définitif ou cela peut-il évoluer d'ici la date fatidique ?
A première vue je dirai que cela peut changer mais je doutes vraiment que d'ici là les mentalités de nos politiques changent. Toutes les promesses faites par les uns et les autres sont faites parce qu'une partie de l'électorat veut les entendre. Mais la plupart du temps elles sont impraticables.

N'avez vous pas l'impression de ne pas assumer finalement la politique mise en place en France ?
On pourrait se dire que ce n'est pas courageux de ma part de ne pas faire de choix. Cependant, pour moi voter blanc c'est aussi un moyen de dire "je n'ai pas contribué à cette politique là et vu les résultats j'en suis plutôt heureux." C'est peut-être fuir ses responsabilités de citoyens mais ce sont nos responsables politiques qui ont influencé ce sentiment.

*Sources photos : http://referentiel.nouvelobs.com http://4.bp.blogspot.com
Propos recueillis par 


Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Expo: Lor-K, Consomas - Mappage



Encore un peu de culture aujourd’hui mais cette fois au Point éphémère pour parler d’art  et d’œuvre pour le moins… éphémère. L’artiste que j’ai rencontré, a pour support la rue et son truc c’est l’art urbain comme vous l’aurez sans doute compris. Elle s’appelle Lor-K, a 24 ans et est en licence 3 d’art plastique à la Sorbonne. Jusque là, elle n’était pas bien consciente de son potentiel et de la qualité de ses œuvres, mais le festival ICI & DEMAIN lui a donné sa chance et c’est tant mieux pour nous ! L’art urbain ça n’est pas seulement des graffitis, et la rue donne un champ d’ouverture artistique sans limites, ce qu’a d’ailleurs vite compris Lor-K qui a développé son propre style.
L’exposition regroupe deux projets de Lor-k, Consomas et Mappage, bien distincts et différents. Concrètement Lor-k utilise des objets abandonnés dans l’espace urbain, se les appropries et les ré abandonnes. 

Consomas consiste, dans un premier temps, à repérer des objets jetés dans la rue (pour le moment des frigos et des caddies) puis y ajouter, par collage, des déchets qu’elle a récupéré auparavant. Elle protège ensuite tout ce qu’il y a autour, avec l’aide d’une bâche, et s’arme de son pistolet à peinture afin de recouvrir l’œuvre de la couleur de son choix. Il ne lui reste plus qu’à prendre une photo du résultat et de laisser l'œuvre dans la rue, à sa place d'origine.








Mappage est un projet avec un message assez étonnant. Lor-K a récupéré les trois journaux gratuits parisiens, 20minutes, Metro et DirectMatin, en plusieurs exemplaires et les a assemblés sur des trottoirs, en donnant l’impression que ces journaux sont imprimés à même le sol. Les passants finissent donc par marcher dessus et Lor-K voit dans ce geste le piétinement de la presse et de l’actualité.





Un style unique qu’elle veut faire partager aux passants et à tous ceux qui voudront bien réagir et entrer dans sa bulle artistique. Ainsi souvent les gens participent, d’une certaine manière, consciemment ou pas à l’œuvre en cours et cela fait parti du projet.
Au-delà de l’exposition photo que l’on peut voir, Lor-K a tenu à installer une télé avec une série de vidéos où on la voit réaliser ses différents projets.
Une super exposition, au style urbain atypique, dans un lieu qu’on ne présente plus… Alors dépêchez vous et retrouvez Lor-K au point éphémère, tous les jours, jusqu’au 25 mars !









Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Criticize Me l'émission du 19 Mars



Programme de l'émission :


- Édito Spécial Syrie
- Débat : "La télévision poubelle et téléréalité"



Pour retrouver l'intégralité de l'émission cliquer ici

Expo: Des Hommes et leurs Moments



 Aujourd’hui un peu de culture, d’art et de réflexion avec une exposition photo qui mérite le détour.


Un certain Yann Arthus-Bertrand a dit qu’une photo parle tout de suite et qu’il n’y a pas besoin de l’expliquer car tout le monde comprend la même chose en la voyant. Est-ce aussi simple la photo ? Est-ce une copie de la réalité à un instant T ? Claude Jasmin, au contraire, disait qu’une photo vaut mille mensonges. Réalité ou mise en scène, quoiqu’il arrive la photo fait toujours parler d’elle et reste la rencontre  de messages, d’esprits créatifs et surtout de passionnés.

L’exposition que l’on vous présente aujourd’hui n’est pas seulement artistique et vous ne vous contenterez pas de dire : « Magnifique, c’est de toute beauté, on ressent bien la patte de l’artiste ».  Non ces photos sont aussi le reflet de notre quotidien et de notre société, mise en scène par Patrick Wong, étudiant en science politique à Nanterre, passionné de photo et de sociologie. Avec son appareil photo argentique, il nous transporte à travers le métro parisien, afin de mettre en avant la solitude et la misère que l'on rencontre chaque jour mais qu'on tente de se cacher.

Martine Franck, photographe belge, a dit que prendre quelqu’un en photo, c’est un peu comme le rencontrer dans un train, et bien Patrick Wong a rencontré beaucoup de monde dans ces transports en communs et il tente de faire ressortir l’interaction qu'il peut exister entre ces gens.

Malgré des photos chocs, qui pourront  en toucher certains et en gêner d’autres, Patrick Wong n’est pas un paparazzi qui fait du voyeurisme, il sait se donner des limites, s'autocensurer et n’expose pas tout ce qu’il a pu rencontrer. Son but est de faire réagir et non de faire du buzz. Alors quand il prend en photo une mère sans abri avec ses 4 enfants qui se fait expulser  du métro, il préfère ne pas la rendre publique... La limite entre le photo-reportage et le voyeurisme est facilement franchissable et Patrick Wong l'a bien compris.

Pour ma part, j’ai trouvé ses photos belles esthétiquement, mais surtout portées par un message clair… Stop au nombrilisme et à l’individualisme parisien, regardons un peu autour de nous. Alors n’hésitez plus et rendez-vous à la Galerie des Beaux-Arts du Crous à Paris où vous pourrez retrouver l’exposition de Patrick Wong "Des Hommes et Leurs Moments" jusqu’au dimanche 25 mars grâce au festival ICI&DEMAIN qui propose pleins d'autres expositions, concerts et spectacles gratuits pour tous!

Galerie du Crous de Paris

11 rue des Beaux-Arts (6e arr.)

http://icietdemain.fr/projects/des-hommes-et-leurs-moments-patrick-wong/



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me



















Bachar el-Assad, 12 ans de règne et 9000 morts.



Des adolescentes fauchées sur l'autoroute, un accident de car terrible tuant plus d'une vingtaine d'enfants belges, une tuerie sanglante de militaires à Montauban, un footballeur victime d'un malaise dans un match, laissant une image qui fait froid dans le dos à des millions de téléspectateurs... Dur dur de se concentrer uniquement sur la vie politique tant tous ces événements ont alimenté une semaine très morose.




Le malaise de Fabrice Muamba est l'un des événements marquants de ce week-end tant il a bouleversé des milliers de fanatiques du ballon rond. Une ribambelle de témoignages sont parvenus sur le réseau Twitter et les supporters présents dans le stade ont oublié le soutien inébranlable de leur équipe le temps d'un hommage et d'une ovation pour le joueur. Un sentiment qui, dans la douleur de l’événement, fait plaisir à voir. Un sentiment d'ailleurs déjà observable avec l'annonce du cas Abidal qui devra subir une greffe du foie et sera éloigné des terrains un bon moment. Peut-être devrait-on s'interroger aussi sur le quotidien de ces sportifs et en tirer certaines conclusions.
Ces actualités bouleversantes et proches de nous géographiquement parlant, ne doivent pas nous faire oublier la situation oppressante que continue de connaitre la Syrie.

Décès d’Hafez el-Assad, de l’espoir à l’isolation.



Il y a 12 ans de cela, Bachar el-Assad succédait à son père Hafez el-Assad, symbole d’une politique interne répressive et d’un pays victime de la corruption et des soutiens étroits qu’elle entretenait avec des partis politiques islamistes controversés tel que le Hezbollah ou le Hamas. Pour l’anecdote, Jacques Chirac fut le seul chef d’Etat occidental à se rendre à ses funérailles. En 2000, Bachar el-Assas, médecin de formation et âgé de 34 ans, prend les rênes de la Syrie pour le meilleur et pour le pire… En effet, plein de bonne volonté, il ouvre la Syrie à l’économie de marché et en 2001 les banques privées sont autorisées. Il veut également combattre la corruption mais les résistances à l’intérieur du régime sont trop fortes et les arrestations d’opposants reprennent. En 2004, les Etats-Unis condamnent et sanctionnent la Syrie pour ses liens étroits avec le terrorisme symbolisé par le Hamas, le Hezbollah et l’Iran. En 2005, les troupes Syriennes sont contraintes de quitter le Liban après la mort de l’ex-premier ministre libanais Rafiq Hariri à la suite d’un attentat-suicide où les services de renseignement syriens sont tout de suite pointés du doigt.

Un 14 juillet, symbole d’une Syrie occidentalisée.



Après ces heures sombres d’isolation, le Liban fait appel à la Syrie en 2008 pour mettre fin à la crise libanaise. Dans le même temps Bachar el-Assad soutient le projet de Nicolas Sarkozy d’Union pour la Méditerranée, où sa dépollution et son trafic commercial y sont abordés. C’est l’une raison de la présence, cette même année, du chef d’Etat syrien au défilé du 14 Juillet. La situation syrienne semble se stabiliser et l’ouverture vers le monde occidental en bonne voie.


Février 2011, la révolte avant le bain de sang.



Malgré l’apaisement de façade, tout ne semble pas fonctionner en Syrie et le printemps arabe sera l’occasion pour la population syrienne d’exprimer son mécontentement. Ainsi ces derniers veulent plus de liberté et une sérieuse révision du sens « droits de l’Hommes ». La population souhaite une vraie démocratie et surfent sur les révolutions tunisiennes, égyptiennes et libyennes pour demander le départ de leur dirigeant. S’en suit une vague de répression sans précèdent qui choquera le monde entier. En effet, ces vagues de protestations font suite à un régime répressif qui emprisonne tout opposant politique ou intellectuel au régime en place. L’époque de la famille el-Assad semble révolue et c’est tout un peuple qui se mobilise. Seulement Bahar el-Assad va peu à peu déraper et s’enfoncer dans sa politique de répression jusqu’à en venir aux armes contre son propre peuple. A partir de là, le bain de sang va commencer, les attentats, les bombardements et fusillades vont se multiplier et le bilan finit par tomber… Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, plus de 9 000 personnes ont été tuées en un an de révolte, dont 6 645 civils, 1 997 militaires et 471 rebelles. Récemment Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, a déclaré que la répression contre les opposants est « presque certainement un crime contre l’humanité ». Et oui comment appeler autrement ce bain de sang ? Ce combat, entre les militaires et les opposants au régime, semble bien parti pour continuer et des rumeurs de réarmement des opposants en provenance d’Arabie Saoudite confirme cette idée. Du côté de l’ONU, malgré le blocus de la Chine et de la Russie contre toute intervention en Syrie, au motif de la prudence, les Etats-Unis planchent sur une intervention militaire là-bas. Obama a dit : « Je ne suis pas contre toutes les guerres ; je suis seulement contre les guerres idiotes »… Cette guerre n’aura rien d’une idiotie donc vous pouvez y aller Barack Obama !


Source: http://www.sport24.com / http://blogs.mediapart.fr / http://www.courrierinternational.com / http://joelmouysset2012.e-monsite.com


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

De la biture express à la destruction sociale.


Biture Express, poudre blanche et drogues à gogo sont des fléaux connus et reconnus de la société. On a tout dit ou presque sur ces phénomènes mais rarement nous nous sommes penchés sur le processus qui mène à ces addictions. Un processus quelques fois assez simpliste tant il est observable dans la vie quotidienne et dans les soirées étudiantes présentes en France.

Au départ, ce sera le goût que l’on pourra apprécier. Qui n’a jamais rêvé de la bière fraiche qui l’attendait à la fin d’une journée éreintante et interminable ? Une bière entre amis, où les discussions de comptoir prendront le dessus sur la volonté d’ingurgiter une quantité astronomique d’alcool. Mais par défi, et parce que les autres nous y encouragent, on prendra davantage de plaisir à boire pour boire. Et uniquement pour boire. Parce qu’être le plus saoul pèse comme une récompense que tout le monde souhaite acquérir un jour ou l’autre. Surtout à une période de la vie, où la volonté d’émancipation de sa famille se fait de plus en plus ressentir. Dès lors, rares sont les soirées où les plus jeunes se déplacent en soirées ou dans des lieux réservés à ce genre de pratique, uniquement dans le but de découvrir les goûts et les saveurs. Un seul objectif : être bourré, le plus rapidement possible. Même si la santé en prend un coup. Même si le portefeuille aussi. Puis, généralement, c’est Papa qui paye.
Et puis comme si nous étions obligés d’y passer, à un moment donné, nous nous retrouvons rapidement confrontés à la drogue. Celle qui circule en soirée n’est pas souvent si douce qu’on ne veut bien le prétendre. Au contraire, ceux qui en abusent, aspirent toujours à découvrir l’échelon supérieur. Pourtant, ces jeunes sont prévenus. La bonne éducation aujourd’hui veut qu’on enseigne dès le plus jeune âge tous les méfaits de ces addictions et de ces « découvertes ». Dans toutes les critiques faites au gouvernement, il serait culotté d’y rajouter la non-prévention des citoyens dans ce domaine. Et blâmer les forces d’autorités et les associations qui luttent contre un tel fléau serait absurde. Non, il s’agit bien là d’une crise d’adolescence retardée et reflétant le défi constant que chacun d’entre nous, à un moment de sa vie, rêve de lancer à la société et à ses bonnes mœurs.


Là encore, exit les soucis d’argent, certaines personnes sont la pour assurer le financement en contre partie de s’attirer un réseau énorme. (1000 contacts Facebook vous avez dit ?). Pour impressionner la gente féminine, certains garçons n’hésitent pas à sortir et à dépenser à foison, jusqu’à même mettre en péril leurs études et leur apprentissage de la vie. L’image qu’on veut donner quelques fois à la banlieue est d’ailleurs erronée. Les habitants des cités n’ont absolument pas à rougir lorsqu’on parle de drogue ou d’alcool tant ces derniers sont présents dans tous les cadres sociaux aujourd’hui. Seulement évidemment, ça se voit moins lorsque les personnes fortunées en utilisent. C’est ainsi fait.


Au-delà de l’argent qui circule et de la santé qui se dégrade chez certaines personnes et dont les spécialistes parleront beaucoup plus précisément que moi, il y a le problème des relations sociales qui sont détériorées. En pratique, un jeune qui sort beaucoup rencontrera énormément de personnes. Mais les connaît-il vraiment ? Une relation qui se résume à une soirée trop arrosée, et loin d’être reconnu comme une relation stable, une sincère amitié, une connaissance de l’autre inégalable.
Ne soyons pas rabat-joies, il arrive à tout le monde de sortir. Quelques fois même de faire des excès. Mais ce processus si souvent suivi par une quantité de jeunes ne doit pas devenir une mode. Savoir s’arrêter au bon moment est un challenge. Les personnes qui parlent le mieux de tout cela, c’est avant tout les personnes qui s’en souviennent.


*Sources photos : http://www.sudouest.fr http://www.iconovox.com http://medias.lepost.fr


Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Criticize Me l'émission du 12 Mars

Émission spéciale enregistrée à Paris

Thème du jour : Publicité & censure

Avec Frédéric Winckler, président de l'AACC
& David Chiche fondateur d'AdvertisingTimes

Pour retrouver l'intégralité de l'émission, c'est ici

Japon, un an déjà, Syrie un an toujours



Nous avons traversé dernièrement toute une série de commémorations suite à la catastrophe qui a touché le pays du soleil levant il y a un an. Autant de journée-souvenirs nécessaires pour comprendre l'ampleur d'un tel désastre et une multitude de reportages retraçant ces terribles événements ont été retransmis dans nos téléviseurs. Quoi de plus normal à la vision des chiffres, du nombre de morts, des portés disparus et des nombreuses villes détruites et anéanties.



 

Des commémorations qui nous rappellent l’ incapacité de l'homme, quelques fois, à lutter contre les forces de la nature. Lui qui, pourtant, se voit depuis des siècles comme l'être le plus sensé au monde et qui  aspire à contrôler ce dernier. Oui, certains événements terribles tendent à nous rappeler la petitesse de l'homme et de sa technologie face à quelque chose de naturel. La remise en question en est toujours douloureuse. Mais le peuple, à l'image du courage japonais, sait pourtant toujours se relever.

Pourtant, si certains événements comme les catastrophes naturelles sont, par définition, imprévisibles, d'autres, au contraire résultent uniquement de notre profonde nature. Les affrontements syriens si  dévastateurs ne sont que le reflet de nos incapacités. Incapacité illustrée  d'abord par un homme qui  s'oppose désespérément à la volonté de son peuple, et ensuite par l'ingérence des pays occidentaux dans cette situation. 


A voir ce qui se passe sur le plan international, on pourrait croire que les hommes ne se suffisent plus des catastrophes naturelles. Il leur faut avoir  recours aux  conflits, aux oppositions, aux  idéologies… rien de tel pour détruire une société, même un tsunami n’est pas aussi meurtrier. Si certains événements, par la force des choses, sont hors de notre contrôle, questionnons-nous sur notre capacité à gérer ce qui reste de notre ressort.

Un an après Fukushima, le peuple japonais s'est reconstruit fièrement, car c'est dans la nature humaine de toujours se relever. Se remettre d'un conflit entre populations paraît plus compliqué car il n’y a rien de naturel mais l’histoire nous enseigne que même des ennemis héréditaires et divisés par des millions de morts ont réussi à se réconcilier. Alors l’espoir n’est pas totalement mort.




*Sources photo : http://www.ps76.fr/ http://i.dailymail.co.uk


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Les Éditorialistes

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