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Criticize Me l'émission du 30 Janvier


Programme de l'émission : 




Débat : "Homosexualité et homophobie"
Avec Stéphanie Druon & Pierre-Alexandre Moreau, administrateurs de l'association LGP  et Alexandre Couteau, blogueur chez Homologays

Interview : La religion catholique aujourd'hui avec le Père Jean-Emmanuel Garreau



Retrouvez l'intégralité de l'émission ici

Hollande Vs Sarko round 1



Des soirées débats ont alimenté nos programmes télévisés cette semaine. A commencer par Hollande qui, en dehors de présenter des promesses économiques approximatives, a tout de même montré à ceux qui en doutaient encore qu’il avait acquis une certaine posture présidentielle, loin de celle qu’il adoptait à ses débuts. Le candidat se métamorphose au fil du temps et affronter des personnes au tempérament et  à l’expérience redoutable comme Alain Juppé ne semblent plus être un obstacle. Les pro-DSK, pro-Aubry, pro-Montebourg et pro-Royal (si tant est qu’il en reste), sont désormais prêt à rallier la cause de leur candidat à l’élection présidentielle, ce qui n’était pas forcément le cas en 2007. Cette force nouvelle peut peser sur l’issue de l’élection.



Sarkozy,  quant à lui, a attendu la fin de week-end. L’homme refuse de se porter candidat. Il a raison. Après tout, quand il s’adresse aux Français via les médias, il est considéré par le CSA comme chef de l’état et non comme candidat. Il peut donc squatter les écrans télévisés sans la pression du temps de parole. Il a tort aussi. Car cette capacité à faire durer un pseudo-suspens, peut en lasser plus d’un. Le candidat, toujours aussi à l’aise devant les journalistes, parait serein sur l’avenir, vante les mérites et les progrès de son gouvernement face à cette crise qui n’en finit plus, et annonce les grands projets à venir (mais attention, il n’est pas vraiment candidat). Après tout, qu’apprend-t-on d’une interview télévisée comme celle-ci ? A vrai dire pas grand-chose. Les politiques savent retourner des questions en leur faveur. En Italie, le nouveau gouvernement est composé de spécialistes économiques, en France, ce n’est pas tellement le cas et ça se sent tant les idées à gauche comme à droite ne semblent pas totalement satisfaisantes voir plutôt abstraites,  (exemple de la TVA Sociale où les gens s’emmêlent très facilement). Mais la politique est un métier. Si les candidats s’en sortent ainsi c’est que retourner une question ça s’apprend. Désormais la question essentielle que l’on puisse se poser est la suivante : A-t-on assez de spécialistes et ne devons nous pas les installer en lieu et place des politiques ? De plus, dans une union en crise, quel est le projet européen de chacun des pays ? Est-il divergent ? Commun ? C’est là qu’est l’enjeu aujourd’hui et c’est peut être un avantage pour Sarko qui est l’un des acteurs principaux de cette union depuis déjà 5 ans. 


Nicolas Sarkozy a voulu se positionner en tant que président face à des journalistes en vogues et le problème c’est qu’on a eu tendance à les regarder eux plus qu’à l’écouter lui. C’est une bonne méthode pour noyer le poisson et mettre en avant le cadre et la forme plus que le fond qui ne change pas beaucoup.





Comme vous l’avez deviné, dans les deux cas, il était beaucoup question d’économie, tant ce domaine semble être devenu la principale préoccupation des Français. La droite s’illustre par la rigueur, toujours de mise pour se sortir d’une crise, tout en justifiant les positions qu’elle a prises ces cinq voire dix dernières années. Pas de troisième plan de rigueur, mais une vision très stricte des efforts à fournir pour tous les Français. La gauche, décrie ces décisions mais ne propose pas de solutions complètes ou du moins un minimum réaliste. S’indigner sur les dépenses publiques est assez facile de leur part, car si elles n’avaient pas été aussi nombreuses, la gauche se serait surement plainte comme quoi on abandonne le peuple une fois de plus. Bref, chacun joue son jeu.


Au vu des sondages, Hollande semble être largement favori, mais attention, cette situation ressemble un brin à 2002. Bien sur les situations sont différentes, les candidats aussi, mais après tout en janvier 2002, Jospin était d’ores et déjà élu.



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Confession d’un misogyne



Cet article est à caractère satirique et je m’excuse auprès des femmes qui nous lisent et que je respecte.

Au coeur des sectes




Nous avons souvent l’image du témoin de Jéhovah, armé de ses livres et parcourant les rues en quête de nouveaux adeptes. Même si cette vision prête à sourire, il existe néanmoins toute une multitude de sectes dangereuses au coin de nos rues. Pour comprendre le phénomène, rencontre avec Jean-Pierre Bousquet, ex-président du Centre Roger Ikor et spécialiste du monde sectaire.




1) Le  Centre Roger Ikor a vu le jour en 1981. Quelle est sa fonction ?
Roger IKOR, écrivain et journaliste, prix Goncourt 1955 a fondé le Centre de documentation, d'éducation et d'action Contre les Manipulations Mentales (CCMM) en 1981. Son fils s'étant suicidé sous l'emprise de la communauté « Zen Macobiotique »où il avait dû suivre un régime alimentaire aberrant, Roger Ikor écrivit alors un livre intitulé « Je porte plainte ». A la suite de quoi, recevant un grand nombre de témoignages de victimes, il décida de fonder une association pour réunir des personnalités aux compétences diverses, médecins, juristes, philosophes, politiques, etc., afin de mener une action d'information, de prévention et d'aide aux victimes et à leur proches.
 Aujourd'hui, le CCMM- Centre Roger Ikor est devenu au fil des ans un véritable espace d'écoute et d'information pour les citoyens et la société civile. Jai eu l'honneur d'y participer personnellement.


2) Y a-t-il plusieurs formes de sectes aujourd’hui en France ? Comment les classez-vous ? En fonction de quels critères ? 
Qualifiant à l'origine un groupe dogmatique minoritaire par rapport à une religion dominante, le mot « secte » a évolué pour s'appliquer de nos jours à des groupes totalitaires dont le propos n'est plus nécessairement religieux ou mystique. Il existe maintenant aussi des sectes philosophiques,  cosmiques dites aussi parfois « soucoupistes », guérisseuses, ésotériques transmettant un enseignement initiatique comportant des pouvoirs magiques, sans oublier celles qui surfent sur les psychothérapies, le coaching et le développement personnel.
Groupe totalitaire, la secte dangereuse est fondée sur des croyances relevant du seul arbitraire du gourou fondateur.  De ce fait, toute mise en doute, voire tout questionnement, seront considérés comme des attaques sacrilèges. Parce que la secte détient toute vérité, elle est investie de la mission d'imposer son pouvoir au monde entier, ce qui la dispense de respecter les règles sociales et morales  d'une société qu'elle méprise.

3) Combien y’a t-il de sectes connues en France à l’heure actuelle ? Et d’ailleurs sont-elles connues véritablement ? 
Il est difficile de donner le nombre des sectes connues ou incertaines. Celles qui se sont fondées depuis assez longtemps et qui ont mis en place une structure hiérarchique visible et  acquis une puissance financière importante sont bien connues. Mais elles multiplient leurs activités sous des noms variés fréquemment. A l'heure actuelle, la diversité des demandes et des réponses possibles a entrainé une sorte d'émiettement du phénomène sectaire sans hélas diminuer sa nuisance. Il est admis que le nombre de personnes touchées en France serait d'environ 500.000.

4) Comment se sort-on d’une secte ? Quels sont les organismes qui peuvent aider dans ce processus ?
Pour tenter de sortir d'une secte, l'adepte doit d'abord prendre conscience qu'il a été abusé et décider de lui-même de s'échapper. Comme il a été victime d'une coupure vis à vis du monde, de la société,  très souvent de sa famille, voire de son milieu professionnel et de la perte de ses ressources financières au profit de la secte, il faut beaucoup de courage à l'adepte désireux de sortir de la secte pour la quitter. C'est pourquoi il est important que la famille et les proches restent prêts à accueillir celui qui, soumis à une autorité extérieure, illégitime et totalitaire, les a un temps rejetés.
Pour aider et accompagner dans une telle démarche il existe un organisme officiel : la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (www.miviludes.gouv.fr). On peut également consulter des associations comme le CCMM, cité ci-dessus, l'Union Nationale des Associations pour la Défense des Familles et de l'Individu (http://unadfi.org), le Groupe d'Etudes des Mouvements de Pensées pour la Prévension de l'Individu (www.gemppi.org/).





5) Concrètement, comment se passe une infiltration au sein d’une secte ?

La vitrine offerte par la secte à un premier regard est plutôt attirante. L'accueil du groupe est chaleureux ; il est prodigue en promesses généreuses; le visiteur reçoit des réponses personnelles à toutes ses questions. Mais il y a une réalité cachée qui ne sera révélée à l'adepte  que lorsque l'endoctrinement aura produit tout son effet.
Dans l'immense majorité des cas, cette triste réalité ne sera connue de l'extérieur que par les témoignages concordants des victimes qui ont eu la chance et le courage de sortir.



6) La Franc-maçonnerie connait des polémiques depuis de nombreuses années. Certains pensent qu’il ne s’agit pas réellement d’une secte, quand d’autres, au contraire, en sont persuadés. Qu’en est-il vraiment ?

Le caractère secret de la Franc-Maçonnerie, le fait qu'elle recrute ses membres par un mode d'initiation, son usage de rites particuliers, l'emploi enfin d'accessoires symboliques, tout cela intrigue et dérange. Mais aucune obédience n'a un fonctionnement comparable à celui d'une secte. Le Grand Maître est élu pour un temps limité. Si la plus grande solidarité est recommandée entre les membres d'une loge, celle ci peut être quittée sans dommage pour celui qui décide de s'éloigner.





7) Existe-t-il des méthodes précises pour reconnaître une secte rapidement afin de ne pas s’y engager ?

La secte s'avance donc masquée derrière une façade engageante. Il n'y a pas à proprement parler de méthodes précises pour lever le masque. Toutes présentent cependant un certain nombre de caractéristiques dont l'existence concomitante doit forcer la vigilance. Ainsi :
- Le fondateur du groupe se présente comme l'unique référence : c'est lui qui définit doctrine et règles, et son infaillibilité est sensée couvrir tous les domaines.
- L'enseignement contient la vérité sur tout, au mépris de toutes les données connues et reconnues du monde scientifique.
- La hiérarchie est pyramidale, opaque et cloisonnée. Il n'existe aucun organigramme connu.
- L'allégeance au groupe doit être totale et nécessite une obéissance absolue à toutes ses règles et injonctions.
- L'appartenance au groupe exige la rupture avec tous ceux qui n'en partagent pas les points de vue et qui sont  d'ailleurs souvent présentés comme des persécuteurs.
- L'endoctrinement interdit l'usage du libre examen, l'expression d'une critique personnelle et la prise en compte d'informations extérieures.
- La cupidité sans bornes du fondateur et sa propension à régir la sexualité de l'adepte expriment la mesure de son ambition : l'argent, instrument général de pouvoir, le sexe, pulsion primaire de tout être humain, deviennent ainsi moyens de domination.
Certaines de ces caractéristiques peuvent à des degrés divers se trouver dans certains groupes sans qu'ils puissent être considérés comme sectaires. C'est la présence de leur ensemble qui laisse peu de place au doute.

8) Il semblerait qu’aujourd’hui que de  nombreuses personnes de l’éducation nationale fassent  partie des sectes. Est-ce vrai ? Et quels risques cela provoque-t-il ?
Je n'ai jamais eu connaissance d'un pourcentage plus élevé d'adeptes de sectes dans le personnel de l’Éducation Nationale que dans la moyenne nationale. Certains groupes sectaires ont parfois tenté de fonder leurs propres écoles avec un succès modéré et éphémère. Pour elles comme pour les nations la jeunesse représente l'avenir et il est plus facile d'endoctriner de jeunes cerveaux  qui n'ont eu encore ni le temps ni les moyens d'acquérir l'indispensable esprit critique.




9) Quels risques encourent les sectes, légalement parlant, aujourd’hui ?

Tant qu'un groupe sectaire n'a pas commis un délit caractérisé : fraude fiscale, faux et usage de faux, harcèlement sexuel, abus de faiblesse, diffamation, etc.... ou un crime : viol, torture, homicide volontaire ou involontaire, escroquerie, etc. il est difficile de porter plainte et d'être entendu au nom de la liberté de croyance et d'opinion, surtout lorsque la victime est majeure. Cependant certains gourous ou membres de la hiérarchie ont été objets de procès et condamnés. En revanche il est extrêmement rare que soit prononcée la dissolution d'un groupe sectaire, quelle que soit sa réputation de nuisance. Et cela n'empêche pas ces sectes de se prétendre persécutées.

* Source photo : http://www.come4news.com http://www.anuncioblog.com http://www.prevensectes.com


Propos recueillis par 


Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Criticize Me l'émission du 23 Janvier




Programme de l'émission : 


Édito du dimanche 22 Janvier 

Débat : "Business et ballon rond -Parodie de The Specialist"
Avec Omar Bendjador, Oscar Jallet & Paul-Louis Rageot

Interview : Malakoff Emploi



Retrouvez l'intégralité de l'émission ici

Criticize Me, partenaire de Génération Pub


Seize ans déjà que le concours Génération Pub existe. Seize années durant lesquelles l’école Sup de Pub consacre un événement aux jeunes créatifs, pour exprimer leurs talents et leurs idées au profit d’une grande cause. Le thème de cette année étant la « Liberté d’expression », quoi de plus normal, pour nous, que de nous associer à ce projet.





La règle est simple : Chaque candidat imagine une affiche ou un spot publicitaire en rapport avec le thème choisi. Au-delà d’un prix qui récompensera les meilleurs participants, c’est aussi une manière de parler et de défendre des grandes causes comme celle évoquée précédemment. Une grande liberté souvent oubliée et différemment interprétée selon le pays où l’on se trouve.
La liberté d’expression serait-ce finalement un droit qui permet de dire tout ? Tout le temps, n’importe quoi à n’importe qui, n’importe où ? Serait-ce un droit anarchique ? Ou plutôt un droit encadré par la liberté d’autrui ? A l’heure où un collectif comme Anonymous s’oppose à la restriction imposée par le FBI et les gouvernements, la question se pose.

Si vous vous sentez l’âme d’un jeune créatif, que vous avez moins de trente ans et que vous êtes concerné par ce thème, n’hésitez plus, c’est ici que ça se passe : www.generationpub.fr

On parle de Génération Pub, car jamais une génération n’aura été autant exposée de la sorte au monde publicitaire, dans les médias notamment mais aussi dans les rues, les couloirs de métro et à travers les différentes actions de marketing utilisées par les annonceurs. Si cette génération doit y être exposée, autant que ça soit de la publicité de qualité ! Génération Pub : génération qui la fabrique, alors à vous de jouer !

L’équipe de Criticize Me, partenaire du concours Génération Pub

Quand Mulder et Scully nous contrôlent



Deux avis s’opposent. Ceux qui estiment qu’il est logique d’interdire un site bafouant certains droits d’auteur en proposant en streaming une quantité astronomique de films et séries. Et ceux qui mettent en avant le coté ludique du site, à savoir le partage de fichiers, tout en s’indignant que le FBI puisse jouir d’un droit d’arbitre comme il vient d’en faire preuve cette semaine.


Dès lors, la deuxième catégorie de personnes s’exalte lorsqu’un collectif comme Anonymous élabore des plans pour contrer l’action du bureau fédéral américain. Ce phénomène qui n’est pas sans rappeler la morale du film « V pour Vendetta » suscite l’admiration ; oser lutter contre des instances au pouvoir illimité !. Pourtant, des conséquences pouvant à long terme, échapper à leur contrôle sont prévisibles ou probables.  Si chacun décide de suivre la même  méthode pour contester des pratiques comme celle du FBI, alors nous assisterons à la création d’un monde anarchique. Un monde où l’intérêt personnel prendra le dessus sur le collectif. Un monde où l’altruisme n’aura plus sa place.
Evidemment, on peut légitimement avoir peur. De se dire que le FBI contrôle ainsi Internet, que la charte d’internet (qui, je le rappelle, est différente selon tous les pays du globe) est quelques fois bafouée, et qu’on a sans cesse l’impression d’être scruté et observé via le net, à la méthode d’un Truman Show. Mais que vaut il mieux  ? Un monde où l’on est surveillé de près ou, au contraire, un monde sans contrôle ? La question mérite d’être posée.

La croisière ne s’amuse plus

Le vendredi 13 janvier 2012 n’aura pas été un jour de chance. En effet ce jour-là la France perd son triple A mais au-delà de ce drame économique, on retiendra surtout le naufrage tragique du paquebot Costa Concordia. Ca relance le débat de la réaction humaine ou plutôt inhumaine des gens lorsqu’ils sont face à la mort. Il y a tout d’abord cette polémique autour de l’ex commandant du Costa Concordia Francesco Schettino qui a fui ses responsabilités en quittant le navire dans la panique et en laissant plusieurs milliers de personnes livrés à eux-mêmes. L’histoire aurait voulu qu’il dise aux passagers : « Les femmes et les enfants d’abord ! Calmez-vous et avancez sans vous précipiter ! » Et aux autorités : « Mayday, mayday », seulement face à la panique et l’idée d’un scénario à la Titanic, (dont la célèbre chanson passait au moment du naufrage pour l’anecdote) l’ex-commandant n’aurait prévenu personne et aurait sauté pour sauver sa peau. Aujourd’hui il est considéré comme un meurtrier et la honte de sa profession. Seuls les habitants de son village natal le soutiennent et dénoncent la pression psychologique qui s’abat sur lui alors que son attitude heurte profondément tous les marins qui bâtissent toute leur éthique sur le sens de la responsabilité. Après cette catastrophe, on attendait surtout les premiers témoignages et réactions des survivants…


On retiendra évidemment du positif avec la réaction de l’équipage bien formé face à la panique, mais ce qui marquera l’histoire de ce drame sera d’une part les douze morts que l’on compte à ce jour et, bien sûr, la réaction de beaucoup de personnes à bord qui ont perdu tout sens humain. « Des gens repoussaient les enfants pour avoir leur place dans les chaloupes » « Moi aussi je suis enceinte ! Nous hurla un homme de 40 ans alors que nous essayions de faire passer notre amie qui était enceinte » Voilà quelques témoignages qui font froid dans le dos. Mais c’est un fait, et nous devons l’accepter… 

Face à la mort, l’être humain n’est plus le même et la part sombre de chacun de nous  peut se réveiller. La question qu’il faut alors se poser est la suivante : Qu’aurions nous fait si nous avions été sur le Titanic ou le Costa Concordia au moment de ces naufrages ? Personne ne peut le dire car pour le savoir il faut le vivre

Source Photo: http://ds1.ds.static.rtbf.be http://img.musiquemag.fr



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Confessions d'un incruste !



Dans notre série "article décalé", nous proposons aujourd'hui de se mettre dans la tête d'un incruste. Article à prendre avec humour, évidemment. 


"Encore un matin, ou plutôt une après-midi où je n'ai rien à faire. Mais plutôt que de me construire un avenir prometteur, je décide de me contenter de cette situation. Bien sur, aux dépens des autres. Je n'ai pas toujours été comme ça. Avant je travaillais, j'allais en cours, je suivais des formations. Mais déçu de ne pas trouver chaussure à mon pied, je lâchai tout sans me poser la question du lendemain.


Dès lors, je fuis mes responsabilités. Le peu de choses que j'ai à faire, je le zappe. Les démarches administratives, la recherche de boulot, tout ça, je le ferai plus tard. J'ai le temps. Je suis jeune. Mais que faire du coup ? Heureusement, il reste les amis. Je m'en vais chez l'un d'eux, au départ quelques heures, puis, le lendemain, je reste dormir. Après tout, on y est bien et ça lui fait autant plaisir d'avoir un ami chez lui que ça me ravit de ne pas traîner chez mes parents, qui me mettent sans cesse la pression quant à mon avenir.


Au bout de quelques jours, ce dernier rouspète, il veut être un peu seul. Pourtant je ne suis pas gênant. Je participe même aux courses. Quand lui travaille dans sa chambre, je suis tranquillement devant la télé ou l'ordinateur dans le salon, et dans le calme. Je ne comprends pas très bien en quoi je dérange. Puis, il est toujours content d'avoir un partenaire de jeu, lorsqu'il s'autorise une pause sur sa console.


Voilà quelques temps que je vis à moitié chez lui, et la tension monte. Il me reproche mon coté lève-tard, ma capacité à remettre à demain ce que je peux faire aujourd'hui... Mais de quoi se mêle-t-il ? Ce qui m’énerve le plus c'est sa fameuse phrase « C'est pour toi que je dis ça ». Si c'est vraiment pour moi qu'il agit, pourquoi me prend t-il autant la tête ? Ça serait dommage de s'engueuler avec lui. C'est plutôt un bon ami, et on se connaît depuis des années maintenant. L'autre jour il m'a fait rire malgré lui : Il m'avançait qu'en soi, je ne dérangeais pas en étant discret dans le salon pendant que lui travaillait dans sa chambre, mais qu'en étant dans la pièce à coté il était néanmoins tenté de ne pas travailler et de traîner avec ses amis. Je ne vois pas en quoi c'est ma faute...






Ce we, j'étais chez lui, mais lui n'était pas la. Il est allé chez ses parents pour travailler ses exams. Je peux comprendre ça, mais j'ai, encore une fois, du mal à concevoir que c'est ma faute s'il est obligé de s'exiler. Je ne l'ai pas chassé non plus !


Bon, on s'est engueulé. Il a dit que j'étais un poids plus qu’autre chose, que je ne faisais rien de ma vie, et que je vivais aux dépens des autres. Qui est-il pour me juger ? Juste un étudiant qui n'a encore rien prouvé. Bref, je vais attendre un peu avant de sonner chez lui, histoire que les tensions se calment. Et sincèrement, ça m'embête, car j'ai tout sauf envie de revenir chez papa-maman."
* Source photo : http://a6.idata.over-blog.com http://storage.canalblog.com/


Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Soyons efficace, dormons !



 « Je me lève et je te bouscule, tu ne te réveilles pas… comme d’habitude. » Et oui Cloclo, si elle s’était couchée un peu plus tôt elle se serait sûrement réveillée et aurait pris le petit déjeuner avec toi !

Achève t-on vraiment les écoliers ?


Depuis longtemps je m’intéresse à la question de l’éducation des jeunes écoliers français. Dès lors, la lecture de l’essai « on achève bien les écoliers » de Peter Gumbel, allait devenir à mes yeux une évidence. Si globalement je partage son avis et j’admire ses analyses, je ne suis pas 100% d’accord avec ce qu’il expose, et je m’explique.




L’éducation. Rien que le mot fait grimacer la plupart d’entre nous. Pourtant, la question de la bonne éducation doit être une question centrale dans tout débat sur l’avenir d’une société et en particulier à quelques mois seulement d’une élection présidentielle capitale. A travers cet essai donc, Peter Gumbel nous livre une vision détaillée de l’éducation scolaire à la française et n’hésite pas à se référer à celle de nos voisins du monde entier, pour y présenter ses failles.


I/ L’expérience étrangère

Dans ce livre, Peter Gumbel se base avant tout sur ses propres observations. En ayant lui-même exercé le métier de professeur, en tant que journaliste, et en ayant parcouru le monde afin de rencontrer divers responsables de nationalités différentes, il a acquis un savoir sur ce qui se fait dans les différents systèmes éducatifs. Parmi ses observations, il a pris un certain goût pour le système finlandais qui tend essentiellement à pousser l’élève quel qu’il soit, en y voyant en lui un avenir prometteur. L’élève est aidé, et ce, en fonction de ses besoins. Le professeur l’est également de par son salaire et de par sa formation notamment, qui fait de son métier, un métier à part entière et respecté. Le soutien scolaire est au cœur du système : chacun a le droit de réussir, et le redoublement n’est pas quelque chose de banal. L’auteur s’aperçoit en effet que le système finlandais enlève toute la pression qui mène  à l’échec et que l’on connaît malheureusement trop dans notre propre système. Les professeurs finlandais, ne sont pas ou peu inspectés par des inspecteurs du travail et ils ont à leur disposition des moyens considérables pour aider tous les élèves. Cette pression en moins, elle se fait également sentir au niveau des élèves. Ils n’ont pas peur des évaluations car ils savent qu’ils sont sans cesse épaulés et suivis par leurs encadrants. Cette non-peur des évaluations entraîne une certaine confiance en soi qui est bénéfique pour la majorité des élèves, comme en témoigne les résultats aux tests PISA des élèves finlandais, qui se distinguent des autres élèves par leurs excellents résultats aux tests,  notamment par rapport aux français.
Mais Peter Gumbel ne se fixe pas uniquement sur le système finlandais. Il se fonde également sur d’autres méthodes, comme celle de la désormais célèbre Université d’Harvard, qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne fixe pas forcément des règles d’admissions et un niveau précis requis pour y entrer, mais qui, au contraire, mise sur les potentiels différents et spécifiques de chaque élève. Ce choix raisonné laisse penser que chacun à sa chance et que il n’y a pas de peur du plus fort chez les autres élèves. Chacun se distingue dans sa discipline, et l’enseignement qui est promulgué à Harvard fait en sorte de pousser l’élève à se dépasser sans pour autant risquer de le perturber et de l’enfoncer.

     
II/ L’éducation française

Les différentes observations relevées par l’auteur, sur les systèmes d’éducations des pays étrangers, ne peuvent que révéler les faiblesses de notre système à nous. Il  effectue un tour d’horizon où l’on s’aperçoit que la peur des notes et la forte pression sur les élèves ne sont que le résultat des méthodes trop traditionnelles qui ne semblent plus être appropriées aux élèves d’aujourd’hui.
La peur des notes est l’un des points forts dénoncés par  ce livre. Peter Gumbel évoque une pression sans limite pour les élèves, qui sont sans cesse comparés aux autres et qui n’ont pas le droit à l’erreur. Les élèves français sont souvent la cible de moqueries ou de reproches si leurs résultats ne sont pas ce qu’ils devraient être. Le redoublement est devenu quelques choses d’anecdotique et, est bien souvent plus préjudiciable qu’on ne le pense. Les grandes écoles et les prépas sont devenues des usines à stress ou chaque élève doit consacrer tout son temps à travailler en échange de notes, la plupart du temps, très salées. Tous ces facteurs font que l’élève ou du moins une partie importante d’entre eux est constamment démotivé et son niveau régresse au fil des années.

L’auteur s’attarde également sur le métier de professeur, qu’il a lui-même effectué en école de journalisme. Il constate que le métier n’est pas considéré à sa juste valeur et que les professeurs sont souvent mal formés pour enseigner comme il faudrait pour que le niveau français retrouve des couleurs vis-à-vis de ses voisins européens. Pourtant, les différents témoignages que l’auteur a pu obtenir au cours de son enquête, prouvent que beaucoup d’entre eux sont motivés pour changer les choses mais se retrouvent bloqués par des pesanteurs aussi bien politiques qu’administratives. Certains dirigeants politiques n’y voient, ici, qu’un changement dur et compliqué à mettre en œuvre. Lors de sa rencontre avec Patrice Corre, le proviseur d’Henri IV, on s’aperçoit que certaines personnes hautement placées sont conscientes des problèmes liés à l’éducation française, mais que le changement général d’un système est l’une des choses pour lesquelles il semble très compliqué de s’y engager.
Enfin, dans l’un de ses derniers chapitres, Peter Gumbel évoque les enfants perturbateurs qui ont du mal à se concentrer et à s’investir dans le travail. Et c’est là le point d’orgue de cet essai : Bien souvent dans les pays étrangers, on tend à encourager les plus faibles à devenir sérieux et appliqués pour qu’ils puissent aspirer à un avenir prometteur ; mais en France, il semblerait que c’est beaucoup plus compliqué que ça. En effet, on décourage davantage les élèves et quelques fois les professeurs, plutôt que de les pousser vers l’avant.
Ce phénomène est directement lié à l’absence d’optimisme relatif à la société française, dans sa globalité. Peter Gumbel explique en revue tous les problèmes de cette éducation à l’ancienne, qui semble ne plus avoir de réels repères dans le monde actuel, et regrette de constater que les efforts de certains ne sont que peu ou pas récompensés au fil des années.





III/ Critique et analyse


Malgré cette bonne analyse de l’éducation, certains manques se font sentir dans cet essai. Comment peut-on aborder les défaillances liées à l’éducation scolaire sans évoquer les problèmes d’éducation parentale qui font rage en France, et ce, depuis de nombreuses années déjà ? Peut-on considérer que l’éducation à l’école est la première des éducations ou bien qu’elle n’est qu’un soutien et un continuum à l’éducation de base, à savoir celle des parents et de la famille ? Ce manque est à signaler car l’on pourrait considérer que certains problèmes visibles à l’école ou même dans les universités sont surtout liés aux manques cruels de règles parentales, notamment sur la discipline et l’abnégation au travail.
De plus, en première partie du livre, l’auteur se base essentiellement sur des résultats de sondages (le fameux sondage PISA). Il y perçoit les grandes différences de niveau entre les étudiants français et leurs collègues européen. Mais est-ce que se baser uniquement sur des sondages, dont on sait qu’ils sont souvent effectués de manière superficielle par la majorité des élèves, (car eux-mêmes ne savent pas la réelle signification de tels tests) est vraiment légitime ? En effet, il est fort probable que beaucoup d’élèves effectuent ce test à la légère, en pensant qu’il ne s’agit pas d’un examen officiel et que celui-ci ne rentrera pas dans leurs moyennes (la fameuse phobie des notes relevée par l’auteur). Ainsi les résultats peuvent être faussés et l’analyse de l’auteur, bien que pertinente et sûrement dotée de bon sens, peut-être davantage approximative.
Cette technique qui consiste à comparer la France à d’autres pays européens connait, à mon sens, quelques limites. Ce qui est possible de faire dans un pays de quelques millions d’habitants comme en Finlande est beaucoup plus difficile à mettre en œuvre dans un pays de 65 comme la France ; les finances publiques auraient du mal à suivre. D’autre part, il n’est pas évident que, dans les pays nordiques notamment, la mixité des élèves soit aussi impressionnante que chez nous. Bien qu’ils soient tous français, les classes de nos jeunes écoliers présentent des élèves venant de toutes origines et toutes religions, dès lors il se créé une autre forme de richesse : celle de la pluralité et de l’ouverture vers le monde. Un atout que ne possède pas forcément des pays dont l’immigration n’a pas apporté autant de richesses. Ainsi, l’éducation se fait automatiquement différemment.
Enfin, on peut reprocher à l’auteur un côté quelque peu utopique sur certaines situations. Il est, en effet, agréable de voir que ce dernier apporte des idées et des solutions, mais on peut constater que la mise en place de ces nouvelles mesures liées à l’éducation est très difficile à opérer.  Certes la volonté de certains dirigeants politiques, comme il le signale, pourrait changer quelque peu la donne, mais il ne faut pas sous-estimer le budget, le temps, et les grosses manœuvres que ces projets demanderaient. Son chapitre consacré aux « portes ouvertes » peut paraître un peu utopique, car dans une société où la crise se fait sentir à tous les niveaux et ou le moindre changement, même avec les meilleurs intentions du monde, peut et sera  décrié, critiqué et le plus souvent détruit  par de nombreuses personnes, il est très difficile, aujourd’hui de changer radicalement des procédés et des façons de faire, ancrés depuis de nombreuses années dans la tête des gens.

Cet essai présente, dans sa globalité, les problèmes liés à l’éducation française, et le retard que peut avoir notre pays vis-à-vis de nos voisins. Même si quelques manques se font sentir et que l’exercice aurait pu être plus poussé à certains moments, l’auteur fait néanmoins un aperçu assez complet des problèmes sans pour autant chercher à prendre tel ou tel dirigeant politique, professeurs ou encadrant  comme bouc émissaire. C’est à la fois une vision alarmante mais positive : Peter Gumbel propose des solutions et se base sur des observations qu’il a pu effectuer au cours de ses diverses expériences. Apporter une vision nouvelle et surtout apporter des idées et des solutions peut paraître anodin, mais il a le mérite de s’y attarder et, aujourd’hui, ce genre de démarche parait de plus en plus rare.

*Source photo : http://petergumbel.fr http://a6.idata.over-blog.com http://cdn-gulli.ladmedia.fr


Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Criticize Me l'émission du 16 Janvier





Programme de l'émission : 


Édito du dimanche 15 Janvier 

Débat : "L'euthanasie"
Avec Michel Perrier, médecin au service mobile des soins palliatifs du CHU de Tours
Et Antoine Ponard, Etudiant en 5ème année de médecine

Interview : Kartell

En exclu : nouveau morceau de Kartell


Retrouvez l'intégralité de l'émission ici


On a plus notre A, mais on a Free !




L’agence de notation Standard and Poors dégrade la note de la France et la prive d’un de ses précieux A. Pourquoi cet état de choc ? Dans le fond tout monde s’y attendait et cette possibilité avait déjà été supposée au cours des derniers mois. Le gouvernement a voulu relativiser cette décote et n’annonce, pour l’instant, pas de nouveau plan de rigueur. Néanmoins cela reste un nouveau coup dur pour Nicolas Sarkozy qui voyait en cette dénotation, il y a quelques mois, un échec qui pourrait lui être fatal. Cette nouvelle à moins de cent jours des présidentielles semble sonner comme une bonne nouvelle pour ses opposants et en particulier pour  l'anti-capitaliste Jean-Luc Mélenchon mais également  pour Marine Le Pen qui de jour en jour ne cesse de grimper dans les sondages…Vous avez dit inquiétant ? Oui ! 

Mais concrètement, cette dénotation de la France va-t-elle changer quelque chose au niveau mondial, européen, français ou même de nos ménages ?  Tout d’abord le taux d’intérêt des emprunts de la France va augmenter et on estime que cela nous coûterait un milliard de plus, au point où on est ! Deux conséquences : l’augmentation de l’endettement français qui n’avait  vraiment pas besoin de cela, et la réticence des banques à prêter à l’Etat français. Cette dernière conséquence reste à relativiser car la France profite de son statut de grande puissance au même titre que l’Allemagne, les États-Unis ou la Grande-Bretagne. D’un point de vue européen à présent, cette nouvelle arrive également  au pire des moments. En plein sauvetage de la zone euro une dénotation de la France lui fait endosser le costume de vilain canard.





Heureusement, dans ce climat économique morose, Free arrive tel un sauveur. Un nouveau souffle ! En effet mardi matin, la France entière n’a pu que constater l’arnaque dont elle fut victime depuis plusieurs années par ses opérateurs! Orange, Bouygues et SFR ont regardé avec dépit la conférence de Xavier Niel, patron de Free Mobile, qui les a tout simplement humiliés en pleine place publique ! Après avoir démontré les marges énormes qu’ils sont faites sur le dos des consommateurs, il a proposé sa solution et ses forfaits révolutionnaires. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le forfait tout illimité à 19.99 euro/mois et 15.99 euro pour les abonnés à la Freebox, le forfait social à 2 euro/mois et même gratuit pour les abonnés Freebox qui comprend 60 minutes de communications et 60 textos. Des prix introuvables et imbattables sur le marché actuel qui s’est vite retrouvé saturé ! 

La réaction de la concurrence ne s’est pas faite attendre entre Virgin qui a décidé de lancer son forfait à 20 euros/mois pour le tout illimité ou SFR et Bouygues qui mettent en avant le mauvais service après-vente de Free sur les réseaux sociaux. En attendant, comme avec le lancement de sa Freebox, Free se trouve dépassé par son succès et ne peut offrir un service convenable. Impossible donc de les contacter. Malgré ces failles, Xavier Niel aura eu le mérite de faire bouger les choses sur un marché qui s’est trop longtemps reposé sur  la naïveté de ses utilisateurs.






Puis, comme pour ponctuer cette semaine riche en heureux événements, les politiques continuent leur petite guéguerre de sales gosses. Après le « sale mec » de la semaine dernière, on a eu le droit à « l’homme dangereux » cette semaine. Bernard Accoyer, Nadine Morano ou encore Jean-François Copé semblent avoir pris le costume de missile à tête chercheuse de l’UMP qui attaque la moindre petite faille de l’opposition. Du coup à force de se battre entre eux, l’UMP-PS décrits par Marine Le Pen,  en oublient cette dernière qui ne cesse de monter dans les sondages et qui incarne, pour 30% des français, le changement dont a besoin la France. Seule ombre au tableau pour la fille Jean-Marie, ses 500 signatures qu’elle a décidément beaucoup de mal à obtenir. Depuis que ces dernières doivent être rendues publiques, les maires ne se bousculent pas pour avouer offrir leur signature à la nouvelle reine de l’extrême droite française. Que ce soit par peur du futur, par ennui ou par dégoût de la politique actuelle et du clivage gauche-droite, ou par une certaine excitation de l'interdit que procurerait un vote en faveur du FN, le phénomène ne cesse de monter et peut inquiéter. Sommes nous un pays prêt à oublier certaines valeurs au point d'élire une leader comme Marine Le Pen ? Je ne l'espère pas.


Évidemment, il  serait prétentieux de traiter toute l'information dans un simple édito. Cependant, le destin tragique du grand reporter Gilles Jacquier, la vidéo circulante sur le net montrant des Marines américains urinant sur les corps morts de musulmans, ou encore la déclaration d'Assad où il s'offusque du “complot” dont est victime la Syrie depuis 10 mois suffisent à nous convaincre que nous vivons dans un monde très spécial.

*Source photo : http://www.lesechos.fr http://medias.lepost.fr http://www.come4news.com


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Préservatifs dans les écoles, le projet avorté




Parmi les souhaits de Jacques Chirac,  la mise en place de distributeurs de préservatifs dans les établissements scolaires devait être une priorité. Des années après, le projet semble avorté. (N’y voyez là de ma part, aucun mauvais jeu de mot). Aujourd’hui, la question mériterait peut être d’être reposée. Quelles seraient les conséquences de cette mise en place et pour quels résultats ? 

A mon sens, une véritable éducation sexuelle c'est avant tout d’apprendre aux enfants qu'il existe un choix et surtout que le préservatif est une protection mais non une façon de mener une vie sexuelle digne et épanouie.  On pourrait même considérer que le préservatif en milieu scolaire, n'éduque pas les enfants vers la maturité et la responsabilité sexuelle. Au contraire, celui-ci pourrait présenter l'acte sexuel comme un bien consommable sans modération, sans risques et sans responsabilités.  Introduire le préservatif en milieu scolaire à un âge aussi jeune, c'est déjà prendre parti et marquer des esprits influençables. Ce n'est pas une éducation, mais davantage de l'endoctrinement. 


Les puristes diront même que porter le préservatif et le présenter comme une solution réfléchie et préventive aux enfants c'est le  présenter, de manière fausse, comme le seul instrument capable de protéger et réguler leur vie intime. Pour ces personnes, ce serait la négation même de l'Amour.

Mais en y réfléchissant de plus près, on pourrait considérer que mettre à la disposition des jeunes des armes utiles contre l’expansion de maladies graves, est une noble cause. Le tout est de l’accompagner de réunions d’informations, de prévention et de renouer avec une éducation sexuelle peut être un peu trop rapidement traitée dans les établissements scolaires. Car utiliser des préservatifs est une chose, connaître la raison à sa mise en circulation en est une autre. 

Alors, l’établissement scolaire est-il le lieu le plus adéquat ? Pas si sûr. Il y aura plusieurs types de consommateurs : ceux qui n’oseront pas acheter des préservatifs dans l’enceinte du collège ou du lycée, sous peur de tomber sur un camarade, un surveillant ou un professeur et puis ceux qui, a contrario, s’en vanteront. Bref, entre un tabou ou une banalisation du préservatif, les enjeux sont énormes.

Dès lors, il est normal que le sujet fasse débat. Ceux qui seront contre auront sans doute autant d’arguments que ceux qui seront pour. Voilà finalement un débat de plus qui pourrait alimenter les problèmes liés à l’éducation…désolé de le relancer !










Afin de rendre cet article plus complet, nous avons rencontré une personne bien placée pour aborder ce sujet. En effet, Elisabeth Tripon est infirmière dans un collège et intervient auprès des élèves afin de les sensibiliser et les informer sur la sexualité. Elle a accepté de répondre à nos questions :



Pouvez-vous nous expliquer le déroulement de vos interventions dans les classes ?

J’interviens dans des classes de 4ème et 3ème afin d’informer les élèves sur la sexualité de manière globale. Il est important de préciser que je ne prends jamais les filles et les garçons ensembles afin de faciliter le dialogue et le débat.  Par exemple, je revois avec eux l’anatomie des garçons et des filles. Je leur parle de l’acte sexuel en lui-même. J’aborde ensuite ce qu’est l’amour et le respect de soi et de l’autre. (Je leur explique que le fait de forcer une personne à l’acte sexuel est évidemment un crime punit par la loi.). Je parle ensuite des maladies sexuellement transmissibles et donc de l’importance de l’utilisation du préservatif. J’explique également comment mettre un préservatif. Cette partie dure une heure et elle est suivie d’une heure de débat où la parole est donnée aux élèves. 



Justement, comment réagissent les élèves lorsque vous leur parlez de sexe ? Comment se passe le débat ? Avez-vous quelques anecdotes qui vous ont marquée ?
Les filles sont généralement intimidées et posent plus de questions sur les différents changements liés à l’adolescence. Le dialogue est plus posé et moins cru que les garçons qui prennent souvent le sujet à la rigolade. En effet les débats avec eux dérivent beaucoup et l’instinct macho reprend souvent le dessus. En ce qui concerne le débat, je pose des questions ouvertes sur l’intervention que je viens de donner et les questions déferlent. Pour les exemples, chez les filles les questions sont soft et tournent autour des règles, du tampon (par rapport à la virginité par exemple) ou encore sur les déviances sexuelles (la sodomie par exemple.). Chez les garçons c’est bien plus direct avec des questions sans langue de bois. Déjà au départ, un garçon va se vanter sur ses performances et la taille de son sexe. Dans leur discours de manière global, on sent qu’ils ont une connaissance importante sur le sexe et qu’ils ont déjà visionné des films à caractère pornographique

Comment se passe la distribution de préservatif au collège ? Les élèves viennent-ils vers vous ou peuvent-ils avoir libre accès aux préservatifs ?
Alors non, il n’y a pas de distributeurs de préservatifs, et je trouve que c’est une bonne chose. Je pense qu’au collège ils sont trop jeunes et trop puériles pour avoir un libre accès aux préservatifs. De plus, cela me permet de discuter de façon individuelle sur leur sexualité et de leur donner plus informations si nécessaire et surtout de provoquer une prise de conscience sur l’importance de se protéger lors d’un rapport sexuel. C’est souvent après une intervention dans les classes sur la sexualité, que les élèves viennent me voir à l’infirmerie afin de me demander des préservatifs et c’est ce qui me motive entre autres à continuer ces interventions.

*Source photo : http://www.annicksaudoyer.be http://www.loeilquisiffle.net/


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Hommage aux journalistes tués

Article envoyé par un internaute qui ne souhaite pas divulguer son nom. Bel hommage au dur métier de journaliste.



Cent six journalistes tués en 2011 à travers le monde. Cette année là fut considérée comme une année de deuil. Malheureusement, 2012 commence d'une bien triste façon en apprenant la mort de Gilles Jacquier, grand reporter de France Télévision, et officiant pour l'émission « Envoyé Spécial » lors d'un reportage en Syrie.

Bien que les termes soient durs à admettre, la vie reste malheureusement provisoire pour un journaliste couvrant de grands conflits mondiaux. Cette capacité qu'ont certains journalistes à accepter des défis outrageusement dangereux s'explique par cette volonté d'informer en tout état de cause une population sur ce qu'il se passe à travers la planète. Par moments, certaines mauvaises langues estiment que ce sont les journalistes eux mêmes qui prennent trop de risques et se mettent dans des situations périlleuses. Néanmoins, ces langues de vipères sont les premiers à vouloir obtenir des informations de l'autre bout du monde. C'est justement parce que des gens qui prennent de tels risques existent, que le monde en sort grandi.

Quand des présentateurs de JT demandent au responsable de l'information de France Télévision, Thierry Thuillier, si oui ou non il continuera d'envoyer des équipes pour couvrir les événements de la Syrie, je m'étonne encore d'entendre ce genre d'interrogations. Évidemment qu'il faut continuer à relayer l'information, à faire prendre conscience au peuple français des problèmes de nos voisins et à contribuer à un travail journalistique d'excellence à la française. C'est d'ailleurs, à mon sens, l'un des meilleurs hommages qu'on puisse apporter aux journalistes tués au cours de leur activité, que continuer inlassablement.

« On ne doit ni devenir journaliste par hasard ni exercer le métier de journaliste au hasard. »

* Source photo : http://static.lexpress.fr

Article conseil : L’observatoire des inégalités


Nous vivons dans une société bourrée d'inégalités. On sait qu’il y en a, mais jamais vraiment où et à quel niveau. Oui il y a des inégalités entre les hommes et les femmes dans le monde du travail. Mais où exactement ? Quels chiffres précis avons-nous à ce sujet ? On sait que l’écart se creuse entre riches et pauvres. Mais qu’est qu’un riche et qu’est qu’un pauvre aujourd’hui ? De quel écart parle-t-on ? Cela s’améliore-t-il ? Ceci est un échantillon de questions qu’il est intéressant de se poser, avant d’aborder ces sujet et, afin d’éviter les conversations de bistro sans fond et sans arguments. Criticize-me vous propose aujourd’hui un site qui vous donne les arguments, les chiffres et données nécessaires pour mieux comprendre les inégalités de notre société.
Nous vous conseillons donc l’Observatoire des Inégalités qui est à la base une association créé en 2003 et qui vit à travers son site : http://www.inegalites.fr/


Ce site se compose de professionnels de l’économie, de la sociologie, de la philosophie et de tous les domaines qui y sont traités. Ainsi, les articles proposés et les données décryptées sont fiables et incontestable. Les sources y sont notées et l’objectif du site est de réunir des données et des éléments d’analyse sur les inégalités en France et partout dans le monde.
A noter également, que ce site est apolitique et qu’il ne s’engage envers aucun parti. Son but est de mettre en avant les inégalités qui nous entourent et de les chiffrer. Le président de l’association et du site est Patrick Savidan, ancien journaliste à alternatives économiques, qui est professeur de philosophie à l’Université de Poitiers et le directeur de Louis Maurin.

Bonne visite



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Criticize Me l'émission du 9 Janvier





Programme de l'émission :

Édito du dimanche 8 Janvier

Débat : "Alcoolisme au volant"
Avec Claude Grocholski, commandant d'escadron départemental de sécurité routière d'Indre et Loire
Et Camille Caillet, Infirmier en réanimation à l’hôpital de Tours

Interview : La Maison de l'Europe

Edito spécial : petits mots de politiques



Retrouvez l'intégralité de l'émission ici

De Jeanne d'Arc à la TVA sociale



Nos amis les politiques sont officiellement entrés en campagne présidentielle version 2012 ! Comme à l’accoutumée, le top départ fut donné au moment des vœux formulés par chacun d’entre eux.





Décors, support et ton y furent étudiés minutieusement et c’était au tour des chargés de communication de faire leur boulot. Parmi tous ces vœux pleins d’espoirs et de changements, Dominique de Villepin a attiré notre attention en s’entourant de l’ensemble de ses militants. Soit une poignée....

  A juste titre, seul le président de la République a eu le droit au format télévisé pour exprimer ses vœux aux Français et a ainsi pu nous rappeler que 2011 n’avait  pas été une année facile, au cas où cela nous aurait échappé.  Il nous a dit de ne pas s’inquiéter pour 2012, mais paradoxalement, nous a annoncé que ce serait pire encore.

 Et oui que l’on s’appelle Nicolas Sarkozy, François Hollande ou même Marine Lepen, 2012 sera une année de récession et rien n’y changera. Les enjeux de cette présidentielle seront tout autres, il est davantage question de savoir qui pourra trouver des solutions pour sortir la France de la crise sur le long terme. Qui va enfin oser réformer le système éducatif, qui va régler le problème des délocalisations et du chômage, qui s’attaquera au problème de l’immigration et des banlieues sans pour autant les insulter et adopter la solution-Karcher? Beaucoup de questions qui, on l’espère, trouveront des réponses dans les programmes politiques que dévoileront prochainement les candidats.

Au-delà du chômage, Nicolas Sarkozy a abordé, lors de ses vœux, la mise en place d’une TVA sociale qui a déchainé l’opposition. Et oui, le moindre faux pas est décrypté et utilisé comme arme de guerre.  Alors, lorsque le président accompagné de la ministre du budget, Valérie Pécresse, annonce la mise en place, dans les semaines à venir, d’une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée cela surprend tout le monde. Cela revient à dire qu’on augmente cet impôt indirect sur la consommation alors qu’on essaie depuis 5 ans de régler le problème du pouvoir d’achat.  Mais cette taxe en plus servirait à réduire le déficit de la sécurité sociale et plus généralement, le déficit de la France tout court.

En effet, il faut bien trouver des solutions pour réinvestir de l’argent dans les caisses de l’Etat mais cette TVA sociale, à 4 mois d’une élection présidentielle, n’arrive pas forcément à point nommé… Cela dit, il y a pire ! Nicolas Sarkozy veut instaurer enfin et une bonne fois pour toute la taxe Tobin avant la fin du mois ! Non vous ne rêvez pas, après l’avoir rejeté, Nicolas Sarkozy se décide à mettre en place cette taxe sur les transactions financières  et cela contre l’avis des puissants de ce monde ! C’est Angela Merkel qui doit enrager en écoutant le président déclarer qu’il n’attendra personne pour la mettre en œuvre. Monti et Merkel  prendront-ils le même bateau que Sarkozy à l’occasion du mini-sommet prévu le 20 janvier ? Après avoir réussi à convaincre les électeurs d’extrême droite en 2007, Nicolas Sarkozy semble vouloir tenter sa chance avec les électeurs de gauche pour 2012… La tâche s’annonce néanmoins difficile. C’est beau l’ouverture par moments.
 







Et puis comme pour renouer avec la période des fêtes, les politiques ont choisi de se consacrer cette semaine à fêter Jeanne d’Arc. Ah cette Jeanne d’Arc, quel symbole de lutte et de révolte qui aujourd’hui  ne cesse d’inspirer moult responsables politiques. Cette héroïne des temps modernes dont tout le monde veut s’accaparer l’histoire, pour prouver une fois de plus au bon peuple français tout le respect qu’ont nos dirigeants pour un personnage au destin incroyable. Cela dit, ils seraient bien embêtés tous, si Jeanne d’Arc donnait des idées plein la tête au peuple français. Si d’un coup, comme par magie, les électeurs avaient la subite envie de devenir à leur tour ce héros qui viendra sauver la France, en renversant des leaders politiques.

Quoiqu’il en soit le FN s’offusque à l’idée qu’on lui chipe son trophée, l’UMP veut se l’accaparer et l’affirme. Le PS, quant à lui,  fait mine d’être au-dessus de tout ça. Bref, ce qui est censé ressembler à une fête, à une célébration, à un événement dont la France et les Français peuvent être fiers, ressemble davantage à une niaiserie générale alimentée par les échanges virulents de diplomates sans idées. Faire la fête pour une pucelle qui a le feu au derrière, curieux que DSK ne soit finalement pas présent dans cette affaire.

Bref, une semaine bien dure à analyser tant les informations sont arrivées par tonnes de déchets. 2012, pour le moment, ressemble malheureusement étrangement à 2011…


*Sources photo : http://www.mediapart.fr http://www.ledauphine.com/fr


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

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Les Éditorialistes

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