En complément de l'article intitulé "Quand la télé mise sur internet", notre contributeur Salim Jawad nous livre une vision détaillée du phénomène Twitter à travers nos écrans de télévision :
C’est le 21 mars de l’année 2006
que Jack Dorsey , américain du Missouri, créa Twitter. Depuis ce jour, le petit oiseau
bleu a considérablement grandi. Aujourd’hui, le réseau social à travers
lequel les différents « Twittos » s’échangent des gazouillis -traduction de
Tweet en français- en 140 caractères, est devenu une réelle place virtuelle où chacun
s’exprime librement et quelquefois même sans retenue.
Comme l’a dit Michel Denisot :
« 2012 sera l’année du Tweet ». Outil politique, facteur économique, agent
social (les aperiTweets
par exemple) ou encore source de polémique, Twitter a dévoilé cette année de
nouveaux visages et s'est parallèlement invité dans nos différents écrans de télévision.
Avant
d’examiner ce phénomène, regardons un peu l’évolution de ce réseau social (aussi appelé outils microblogage) qui ne cesse de
grimper.
Un peu de chiffre
Aujourd’hui, Twitter compte 465
millions d’adhérents dont 200 millions sont actifs (en 2008 , il y en avait
seulement 1million). C'est peu face au 1 milliard de compte enregistré par Facebook en 2012 (en 2008 Facebook avait 100 millions d’adhérents) . Mais sur Twitter
, les adhérents sont plus actifs. En moins d’une minute, plus de 100 000 Tweets sont envoyé sur
nos #TL (comprenez ici TimeLine : fil d'actualités).
Mais qui sont donc ces Twitter’s addicts ?
Entre les hommes et les femmes, l’écart est léger : les femmes
représentent 53% des utilisateurs et les hommes 47%. Et comme on peut le
deviner facilement ceux sont les jeunes
(15-25 ans) qui sont les plus friands des gazouillis virtuels car ils représentent
74% des adhérents.
Aujourd'hui enfin, ce sont les américains (100 million) qui sont les plus
« Twittovores » suivis par les brésiliens ( 33.3 millions ) et les
japonais (29.5 millions).
Quand Twitter envahi nos écrans
Après avoir envahi les sites web avec le petit icône de partage que
l’on trouve aujourd’hui partout, j’ai remarqué que Twitter connaissait désormais une
nouvelle ère et nouvelle jeunesse via la télévision.
Depuis quelques mois, nous voyons dans les
lucarnes de nos écrans, pendant nos émissions favorites (ou non) des petits
mots collés qu’on ne comprend pas forcement : les fameux hashtags. Ceux
sont souvent de petites initiales rappelant le nom de l’émission précédé d’un
« # ».
Ainsi, chaque émission a son hashtag. On en voit sur les
émissions de divertissement comme Touche
Pas à Mon Poste sur Direct 8 (#TPMP) , On
ne Demande Qu’à en Rire sur France 2 (#ONDAR) , sur les émissions de débats
tels que Des Paroles et Des Actes
(#DPDA), des émissions spécialisés... Autre fait amusant : chez les américains , les hashtags
envahissent désormais les séries.
Grâce à ces hashtags , les émissions font parler
d’elles sur les réseaux sociaux. Et ces commentaires deviennent une sorte de publicité
gratuite pour les programmes télés. Ce petit
instrument devient un indicateur social
d’audience. On peut ainsi savoir quel programme fait le plus parler de lui, alors
qu’avant on se contentait de savoir lequel était le plus regardé.
La majorité des chaines de télé et la plupart des animateurs ont ainsi leur
compte Twitter et l’interaction avec le public est plus simple et plus direct.
Dans l’émission Touche Pas a Mon Poste par exemple, il y a même une
rubrique spéciale Twitter , la fameuse rubrique « teuteur », lors de
laquelle le présentateur phare, Cyril Hanouna, lit les réactions des téléspectateurs sur Twitter.
D’autres vont plus loin et consacrent leur émission aux Tweets et aux
réseaux sociaux. C’est le cas de l’émission #FautPasRaterCa sur France4
(émission que je vous invite à rater). Le décor reprend tous les codes
couleurs, toutes les petites images en lien avec Facebook, Twitter, Youtube...
La télé a donc créé un nouveau moyen de faire parler d’elle et
d’interagir avec son public, ce qui est, quelque part, valorisant pour le téléspectateur
qui participe, lui aussi, pleinement aux émissions d'aujourd’hui.
Mais ne
pensez vous pas que la télé va trop vite pour certains téléspectateurs qui ne
suivent pas l’évolution des nouvelles technologies et ce qui en découle ? En
faisant ça, la télé ne risque-t-elle pas de se rendre dépendante de ces réseaux
sociaux qui font chaque jour de nouveaux adhérents ? Affaire à suivre…
Ce qui est
sûr c’est que ce phénomène nous prouve que les réseaux sociaux prennent une place grandissante dans nos vies
qu’on le veuille ou non.













1 commentaire:
Bien qu'une grande partie des twittos soit inactive, ou passive, les autres savent occuper la place vacante (140 millions de tweets/jour en 2012). Cette phase de maturité s'accompagne donc de l'institutionnalisation de plusieurs acronymes connus qui commencent à déborder de l'application : petit manuel valable également sur skyblog, sur FB messenger, dans les textos, en amphi ...
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