Franck Guiot, adjoint au maire dans le
91 est surement le dernier à s'être mis en valeur, si on ose dire, dans
l'absence totale de réflexion qui caractérise la droite depuis la défaite de
mai dernier. Avec des propos stigmatisants et racistes envers la population
Rom, sur le réseau social Twitter, il s'est mis à dos grand nombre
d'internautes.
Sans comparer les propos odieux, et
sûrement condamnés en interne, de ce militant à ceux de ses collègues, ils
reflètent tout de même un sentiment d'impuissance, lié à un nouveau rôle pas encore maitrisé
par la droite : l'opposition.
Après avoir été au pouvoir plus de
quinze ans, les élus de droite ne savent plus où se positionner. L'action, ou
plutôt l'inaction de l'actuel gouvernement est pourtant critiquable. Profiter
de la baisse de confiance des Français envers François Hollande pourrait
permettre à la droite de se refaire une santé. Pourtant, la guéguerre qui
oppose les différents et toujours
plus nombreux candidats à la présidence de l'UMP ne cesse de fragiliser ce
parti. Une situation qui nous rappelle étrangement la situation qu'à connue le
parti socialiste au lendemain de la défaite de Royal.
Bien sur, en coulisses, grand nombres
d'élus de droite estiment qu'une fois le chef de parti élu, tous iront dans une
même direction, que les grandes manœuvres seront annoncées et connues de tous
et, qu'enfin, des perspectives d'avenir pour cette nouvelle force d'opposition
seront mises en lumière.
La menace FN
S’il y a bien un parti qui profite de
cette léthargie, c'est sans doute le Front National. Habitués à jouer les
critiques haineuses et violentes à l'égard du parti au pouvoir, Marine Le Pen
et consort souhaitent avant tout poursuivre leur ascension réussie de mai
dernier en se posant t pour le réel parti d'opposition de droite. Comme
Mélenchon, et Dieu sait qu'aucun de ces deux là n'aime la comparaison, Marine
Le Pen a besoin d'aboyer pour exister. Des critiques et des analyses sur
l'action du gouvernement qui lui donne un rôle premier d'opposant de droite.
L'UMP devra donc être rapide et efficace pour ne pas se laisser piquer ce rôle
si important, par un parti dont il souhaite désormais s'éloigner, après la
déroute de mai 2012.
Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me









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