"Non" est l'unique mot qui me vient à l'esprit, moi petit candidat de l'élection présidentielle. Non à ce choix cornélien, annoncé depuis des mois par les médias, opposant celui qui nous a tant déçu face à celui qui promet l'irréalisable. Ma seule satisfaction du soir est celle de voir une campagne, dans laquelle je n'aurai sans doute jamais du m'engager, se finir. Place à l'élimination et au soulagement. Mais qui choisir ?
Un choix terrible, entre deux
personnages. Deux personnages qui seront, à n'en pas douter, sur la Une
de tous vos journaux demain matin, accompagnés d'un lexique si
particulier, si guerrier : "le duel", "le combat", "l'ultime
confrontation"... avec cette incertitude tout de même présente quant au résultat final.
Le
fait que la gauche soit proclamée vainqueur depuis des mois, et malgré
un résultat de 28,30% pour le candidat socialiste, n'empêche pas
les chances de la droite. Il reste deux semaines à ces deux "guerriers"
pour anéantir les espoirs de l'autre. Deux semaines pour convaincre ceux
qui doutent encore, ceux qui, à l'issue du premier tour, ont choisi la
politique très tranchée de Marine Le Pen ou ont été séduit par la
démagogie de Mélenchon. Sans oublier ... les "oubliés" justement de
Bayrou.
Mais surtout deux semaines à subir encore et toujours
cette campagne qui n'en finit plus, ces petites phrases assassines entre
les différents dirigeants politiques, ces alliances réalisées par
intérêts personnels plus que par intérêt de la nation, ce fameux débat
tant attendu, mais qui en réalité ne désignera pas de réel vainqueur
tant la prestation des deux candidats sera ovationné, a l'issue de ce
dernier, par leur camp politique respectif.
Je
suis heureux, moi petit candidat, d'avoir enfin fini cette longue et
pénible marche. Une marche malsaine vers le pouvoir. Beaucoup semblent
oublier qu'il s'agit là de notre avenir. De la direction que l'on veut
donner à notre pays. Moi le premier. Car la politique, ne répond plus
aux attentes.
Un mot s'échappe de ce premier tour : l'hésitation. Un
électeur peut en effet hésiter longtemps entre deux candidats qui,
pourtant, présentent deux idéologies totalement différentes, avec à
chaque fois leurs forces et leurs faiblesses. Il n'est plus question
d'être de gauche ou de droite, certains se revendiquent ainsi, mais le
peuple, lui, n'aspire qu'à améliorer son quotidien et celui de ses
pairs. Ainsi, l'électeur à du mal à faire un choix. Pourtant, courageux
jusqu'au bout, il refuse de voir son pays tomber dans une forte
abstention...

Antoine Deiana
Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me
Benjamin Bousquet
Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me
* PS : je n'ose croire que les 20% obtenus par Marine Le Pen résultent d'un attachement des électeurs aux idéologies véhiculées par le Front National. Je suis de ceux qui estiment qu'il ne s'agit là que d'une exaspération générale du corps politique en général. Aux dirigeants politiques de se remettre en cause.
Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me
Benjamin Bousquet
Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me
* PS : je n'ose croire que les 20% obtenus par Marine Le Pen résultent d'un attachement des électeurs aux idéologies véhiculées par le Front National. Je suis de ceux qui estiment qu'il ne s'agit là que d'une exaspération générale du corps politique en général. Aux dirigeants politiques de se remettre en cause.









6 commentaire:
Les élections font sortirent les politiques du trottoir pour les mettre en vitrine. On va bien ce marrer!! Wandrille
« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n'ont pas de volonté particulière à imposer. S'ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n'est pas une démocratie (et la France ne saurait l'être), ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »Emmanuel Sieyès
Discours prononcé en septembre 1789
Je n'ai pas compris pourquoi vous dites "moi petit candidat" à deux reprises. Vous vous mettez dans la peau d'un candidat ou c'est une erreur? Du coup peut-être que quelque chose m'échappe !
Oui, c'est l'idée !
Très brillante d’ailleurs! Je vois que votre conscience s'éclaire, même si le principe de réalité vous rattrape avec le postscriptum. Mais vous avez raison de le faire, car prudence est mère de vertu. Ford n’aurai pas financer Hitler si il n'avait écrit Min Kampf??????
On ne nous donne jamais rien!
Le choix n'est pas si délicat quand on y réfléchit bien. Il n'y a pas de réelles difficultés à savoir qui est le mieux à même de servir la France. Je vous laisse deviner. D.E.
Vous parlez de l’abstention! Il est vrai qu'une bonne anarchie servirai mieux la France qu'un libéral- libertaire ou qu'un libéral-sécuritaire. Mais on a le droit d’être libéral! Y a pas de mal, mais ont est ni socialiste ni "Français". C'est une question de goût!
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