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Entretien avec David Chiche, blogueur à ses heures




David Chiche est créateur du site www.advertisingtimes.fr, et récent lauréat du Golden Blog Award 2011 dans la catégorie Économie/Marketing. Un site de plus en plus visité et connu du monde publicitaire. À travers cet entretien, il nous livre ses impressions sur la blogosphère française, sur les obstacles que rencontre un internaute rédacteur et n'hésite pas à critiquer ce qui lui semble critiquable. Nous nous connaissons et nous sommes amis, c'est pourquoi le tutoiement allait de mise à travers notre rencontre.


Présente toi en deux mots...
Je m'appelle David Chiche, j'ai 19 ans (ndlr : en 2011), je suis actuellement étudiant en publicité et je suis le créateur et rédacteur de The Advertising Times.

Pourquoi avoir créé ce site ? Peux-tu nous le présenter ?
J'ai surtout eu envie de créer un site parce que j'ai ce besoin de partager ma passion. Je suis passé par la très délicate période "Skyblog" (J'en ai eu, dont un encore en ligne qui est l'incarnation de l'adolescent idéaliste) pour me fixer ensuite sur un site que je voulais à mi-chemin entre professionnalisme et amateurisme. Advertising Times est né en novembre 2009 et m'accompagne dans mes études supérieures. À l'époque j'étais en première année de DUT Publicité à l'IUT Paris Descartes. Ce site est avant toute chose un univers où j'essaie d'exposer la publicité sous forme de dossiers (c'est mon côté un peu ordonné) pour rendre la chose accessible à tout le monde sans aucune restriction ni connaissance particulière du monde de la communication. Les débuts m'ont permis d'affiner un certain style d'écriture et aujourd'hui j'essaie de publier des articles pertinents mais exclusivement dédiés à la publicité. Pour l'anecdote, il est né après un cours d'économie particulièrement ennuyeux.



Combien de temps a t-il fallu entre la décision de lancer le site et le lancement lui-même et quels ont été les obstacles principaux ?
Tu veux une réponse sincère ? J'ai eu l'idée le matin, je l'ai crée le soir, j'ai rédigé le premier article la nuit.
Les gros obstacles sont très nombreux : faire comprendre que l'on peut faire un site sans être professionnel du domaine, trouver ses idées, trouver son style, éviter le plagiat, essayer de trouver le bon ton, ne pas trop saouler le lectorat, et surtout, trouver un lectorat qui va au delà de mes parents etc... Beaucoup de difficultés que je rencontre encore aujourd'hui mais qui, mine de rien, font partie intégrante du statut de blogueur. Statut aussi bien respecté que détesté.

Es-tu blogueur à plein temps, si oui combien d’heures par jour travailles-tu et comment organises-tu ta journée ?
Je suis surtout étudiant et ensuite blogueur, parce que c'est bien mignon d'écrire des articles, mais les cours avant toute chose. C'est triste mais vrai... Ensuite, avec moi c'est très particulier. Si j'ai l'idée je fais tout pour le rédiger dans l'instant ou très rapidement, tant que c'est frais dans ma tête. Mais les articles et dossiers sont longs à constituer. Je mets facile entre quatre à dix heures pour un dossier, entre la recherche picturale, les recherches de vidéos, la mise en forme, vérifier qu'on ne fait pas de plagiat etc... c'est assez long mais très passionnant. Alors on va dire que je dors beaucoup moins les jours d'articles. J'essaie simplement de faire un article par semaine et surtout pas un article par jour, afin de garder une certaine fréquence et des articles qui, j’espère, sont de qualité quitte à sacrifier la quantité.

Que fais-tu lorsque l'inspiration te manque ?
Je fais l'éponge. Je regarde tous les sites de presse, tous les blogs design et lifestyle, j'écoute la radio, je fais tout pour trouver un sujet pouvant être exploité publicitairement. Et quand ça vient pas c'est frustrant. Mais la plupart du temps, le sujet vient plutôt naturellement grâce à l'actu. Ex : Steeve Jobs, la Charia, Kadhafi, les festivals de pub etc...

Comment fais-tu la promotion de ton site ? En d’autres mots comment amènes tu le trafic ?
Twitter + Page Facebook + Référencement naturel. Trois ingrédients qu'on ne construit qu'avec une seule notion : le temps.



Quels sont les points de ton site à améliorer selon toi ?
Il est un peu minimaliste. Quelque part c'est ce que j'aime. Il me permettra de le transformer en webzine courant 2012.

Comment juges-tu le mouvement blogueur aujourd'hui en France ?
Question à double tranchant dirons-nous. Étant blogueur je ne vais pas démolir le mouvement blogueur mais en vu de la niche de site dont je fais partie je préfère le nuancer. Globalement on a ceux qui encensent les blogs et blogueurs et ceux qui les détestent. Personnellement je pense qu'il faut prendre un max de recul sur tout ça. Un blogueur est un internaute qui partage ses centres d’intérêt.
J'ai énormément de respect pour tous les blogueurs qui sacrifient de leur temps pour leur blog, que ce soit par la photo, par l'élaboration de textes ou d'articles. Ils prennent du temps pour partager à la grande masse d'Internet et j'apprécie peu les gens qui les critiquent gratuitement sous prétexte qu'ils ont l'étiquette "blogueur".
D'un autre côté, je comprends que les blogs peuvent fatiguer bon nombre d'internautes. Il y a eu un tel succès et une telle médiatisation que ça peut vite devenir insupportable. La blogosphère mode féminine par exemple s'organise autour d'une caste de grosses blogueuses devenues ultra influentes car ultra médiatisées. J'ai beaucoup de respect pour les petits blogs mode qui tentent de se faire une place devant ces monstres d'audience qui font des articles de plus en plus standardisés pour des marques. 
Je déteste quand un blog de passion devient un blog d'articles sponsorisés et servent de vitrine nauséabonde de promotion 2.0. Je préfère qu'un blog s'arrête plutôt qu'il devienne comme ça.
Après, fort heureusement, les blogs comme ça sont rares, mais assez présents pour énerver certains. Ma position est claire, je respecte toute la blogosphère car elle est créatrice de contenus mais je m'inquiète quand à la qualité de certains blogs qui deviennent limite de purs instruments de promotion. Personnellement, je refuse les articles sponsorisés sur le site et toute sorte de publicité. Beaucoup me disent "Mais tu pourrais te faire plein d'argent", oui mais non, ce site c'est de la passion pur jus, avec pulpe. Point. Pour finir, j'encouragerai toujours un internaute à créer un blog ou un mini blog (Tumblr) parce que le partage est central dans le web 2.0.

Récemment, tu as remporté un Golden Blog Award... dis nous en plus.
Alors les GBA sont (avec mes mots) une compétition visant à récompenser de bons blogs dans vingt catégories différentes. Chaque blogueur y inscrit son blog/site s'il veut participer. Ensuite vient la phase où il doit agiter sa communauté pour qu'elle vote pour lui. Une fois ces votes clos, un premier classement est établit, avec les 10 short-listés (nominés). Viennent ensuite les votes d'un jury de cinq à dix pros et un vote des sponsors. Trois parts de votes équivalentes pour assurer une victoire la plus équitable possible. J'étais classé 6ème en vote d'internaute et 1er au général donc les votes influent vraiment. Je suis vraiment content et en plus j'avais passé un très bonne soirée puisque j'ai pu rencontrer des lecteurs du site. C'est vraiment gratifiant.
En ce qui concerne ma victoire, j'ai été le premier surpris et je suis très content. Une nouvelle fois cette cérémonie est aussi bien félicitée que critiquée. Certains y voient un combat d’ego (je suis poli), personnellement j'y vois une belle initiative, alors j’espère qu'il y aura une une troisième édition avec encore plus de blogs et de votes. Je ne sais pas qui lira cette interview, mais s'il a voté pour le site, je lui dit merci.




Blogueur, un journaliste à part entière, selon toi ?
(Il hésite) Non. Journaliste si le blogueur veut faire ce métier et/ou créer un blog journaliste comme toi et ton collègue. Mais sinon il y a des milliards de blogs qui ne traitent pas d'actu ou qui n'écrivent pas plus d'une phrase ! Je pense qu'un blogueur est un rédacteur amateur. Après en fonction de ses goûts et aspirations il peut être journaliste amateur.

Quels sont les principaux conseils que tu donnerais à un blogueur qui débute, pour évitez de perdre du temps et s’assurer de la réussite de son blog ?
Lecteur, si tu me lis et que tu veux créer ton blog, prends juste le temps d'écrire pour toi mais surtout de ne pas écrire que pour toi. Fait toi plaisir en faisant plaisir. Écris sur des thèmes que tu aimes mais en sachant que tu seras lu. Au tout début j'étais lu que par ma mère et j'étais très content. Alors aujourd’hui j'ai un lectorat un peu plus hétérogène mais lorsque quelqu'un me dit quelque chose sur un de mes articles c'est le plaisir ultime, ça veut dire que j'ai été lu et ça... c'est trop ouf ! Donc mes conseils : rédige clairement sur des trucs qui te font plaisir, n'oublie pas qu'à terme tu seras lu, soigne l'apparence de ton blog (comme une dissertation fond + forme = bonne note) et soit patient. Et reste à l'écoute des réflexions !

Ce site, une fois tes études terminées, que deviendra t-il ?
J’espère qu'il vivra longtemps et que la publicité vivra assez longtemps pour que j'écrive sur elle.

Qu'est-ce que nous pouvons te souhaiter ? Pour toi ? Pour ton site ?
(Il hésite) Juste continuer à écrire et qu'Ad'Times vive longtemps. C'est tout. Pas besoin d'un lectorat ultra nombreux si j'ai deux trois fidèles, pas besoin de 140 000 followers sur Twitter ou fans sur Facebook si aucun ne me répond, alors je veux juste continuer à écrire et faire en sorte que mes dossiers continuent à sortir Bientôt 100 ! (sur 213 articles totaux).

Une interview agréable avec un ami humble. Et ce, malgré l'ascension fulgurante de son site. Que nous soyons amateurs ou non de publicités, le contenu reste très intéressant car il est avant tout travaillé. Chose que ne font pas tous les blogs circulants sur le net. Pour le consulter, rien de plus simple :
www.advertisingtimes.fr
*Source photo : advertisingtimes
Propos recueillis par



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me


Place à la bataille de 2012

Cette semaine l’actualité rime encore avec crise et polémique. « L’écroulement de l’Italie serait la fin de l’euro. ». Le couple Sarkozy/Merkel  qui semble sentir qu’en cas d’effondrement de l’Italie, les prochains sur la liste, seront inévitablement la France puis l’Allemagne. Un effet domino que tous les spécialistes redoutent. Ainsi, qui mieux que ces derniers pour rétablir la situation économique européenne ? C’est la raison pour laquelle le nouveau gouvernement italien, formé par Monti, se compose de nombreux experts qui mettront leur science au service de la sauvegarde de la monnaie européenne. S’entourer de professionnels du monde économique, cela peut paraitre logique, c’est pourtant loin d’être une habitude

Dans l’actualité toujours, le nom de DSK continue de circuler. Encore et toujours ces même trois lettres que l’on entend depuis maintenant plus de six mois et qui commencent à lasser les gens. L’attention des français à l’égard de cette affaire semble s’amoindrir de semaines en semaines. Malgré l’annonce d’une énième théorie du complot impliquant cette fois l’UMP qui aurait orchestré ce coup monté. 



Quoiqu’il arrive les gens ne s’y intéressent plus et sont focalisés sur d’autres préoccupation : la présidentielle de 2012. Et là les sondages vont bon train, entre un recul de François Hollande, une montée de Nicolas Sarkozy et une Eva Joly de plus en plus isolée. Le parti socialiste se serait-il encore trompé de candidat ? François Hollande n’est-il pas un homme capable de gagner des primaires mais sans armes pour aller vers les plus hautes fonctions ? Ce qui, soit dit en passant, n’est pas sans rappeler une certaine Ségolène Royale en 2007. Nicolas Sarkozy semble écouter à la perfection ses conseillés, en adoptant un air mature et rassurant face une crise qui ne veut plus nous lâcher la grappe. Il renvoi l’image d’un nouveau papa qui n’en oublie pas ses fonctions de chef de l’Etat. Vieillissant ? Non, usé par les voyages et le stress, on parlera de maturité. Sur le déclin ? Non, il ne s’intéresse pas à la campagne de 2012 pour le moment car il y a mieux à faire. La fameuse crise notamment. Vous l’aurez compris, la campagne de communication de Nicolas Sarkozy est bien rodée et prête au combat dans une présidentielle où il ne partira pas favori, certes, mais très bon challenger. 

Eva Joly, quant à elle, est lâchée de toute part et ne semble pas à la hauteur de ce que l’on attendait d’elle. Son porte-parole parti, elle est critiqué au sein de son propre parti avec en chef de file Daniel Cohn Bendit qui donne raison à ses détracteurs. 



Beaucoup de candidats souffrent du caractère public qu’ont, à présent, les 500 signatures qu’ils leur sont nécessaires pour se présenter aux présidentielles de 2012. Ainsi Marine Le Pen et Christine Boutin sont encore loin du compte et craignent de ne pouvoir arriver jusqu’au bout.  Enfin Hervé Morin a présenté sa candidature à la présidentielle aujourd’hui, encore une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy qui pourrait s’accompagner de celle de Dominique de Villepin. Bref, la bataille commence.


Mais une fois n’est pas coutume, nous finirons cet édito sur un ton léger et familial. Une ferme géante a envahie la ville de Nanterre le temps d’un weekend.  Chevaux, chèvre et poules étaient de sortis dans cette version de « quand la campagne s’invite en ville » et Criticize-me y était : http://www.criticize-me.com/2011/11/quand-la-ferme-sinvite-en-ville.html

*Sources photo : http://chambery.parti-socialiste.fr http://static.lexpress.fr/


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Quand la ferme s'invite en ville



L’évènement a réuni une foule impressionnante au sein de la petite ville de Nanterre, peu habituée à de tels rassemblements. Rappelant un peu le salon de l’agriculture, cette ferme géante a confirmé l’amour et la fascination des parisiens pour la campagne et pour ses produits frais ! Les passants sont formels, cela leur fait du bien et les enfants sont heureux de voir tous ces animaux. « Nous n’avons pas l’habitude et pas les moyens de partir en vacances, donc lorsqu’on nous offre la possibilité de voyager un peu, on vient tout de suite. » me confie un passant venu en famille avec sa femme et ses trois enfants. Les magasins formant le centre ville de Nanterre, eux, sont un peu dépassés par les évènements et pour la plupart profitent du coup de pub : « pour ce weekend les gens profitent des animations, des stands et des animaux, mais à plus long terme cela fait découvrir à certains habitants de la ville le centre qu’ils ne connaissaient pas. C’est positif pour nous et l’animation est sympa ! » Déclare un coiffeur de la ville. Quoiqu’il en soit, pour parler de ce rassemblement, une femme propriétaire d’un des stands de la fête à accepter de répondre à nos questions :

Est-ce la première fois que vous exposez cette animation à Nanterre?
Oui c’est la première fois à Nanterre mais j’ai déjà exposé dans d’autres villes de France.

Pouvez-vous nous en dire plus sur cette ferme géante ?
Et bien nous sommes ici au centre ancien de Nanterre et nous sommes invités par la mairie, pour venir présenter nos spécialités respectives aux parisiens.  

Comment ressentez-vous l’accueil de ce rassemblement par les visiteurs ?
Excellent ! Les gens viennent en familles, en couple ou même entre amis et cela fait une très bonne sortie le weekend en plus il ne fait pas trop froid.

Que présentez-vous exactement ? Quelle est votre spécialité autrement dit ?
Moi je présente les animaux et on aborde tout particulièrement le lait cette année. Le lait de manière générale, j’ai même des panneaux là-bas qui expliquent la traite des différents animaux. Pas seulement la vache mais tous les animaux susceptibles de produire du lait, la chamelle, le lama, le yack, ect. 

Peut-on comparer cette ferme géante avec le salon de l’agriculture beaucoup plus médiatisé ?
(Petite grimace de sa part) Oula personnellement je n’aime pas du tout le salon de l’agriculture. Car c’est en intérieur et donc ce n’est pas naturel à mes yeux, je trouve que c’est mieux de sortir les gens et de les aérer non ? En plus l’accès aux animaux et aux produits du terroir ne devraient pas être payant ! 

Peut-on voir dans tout cet engouement autour de ces rassemblements, l’envie des parisiens de voir ce qu’il se passe en dehors de Paris, d’oublier le nombrilisme et l’individualisme propre à Paris ?
Oui c’est clair ! Tout cela ne leur est pas habituel et ça les sort de leur quotidien entre les voitures, le stress et la pollution. Après le problème est la place laissée à nos rassemblements. Comme vous le voyez on a que très peu de places, c’est difficile de circuler et ça agace les gens.  Mais ça les parisiens on l’habitude avec le métro n’est ce pas ? (petit sourire en coin)

Il y a un vrai côté pédagogique dans votre stand comme dans la plupart de ceux que l’on trouve autour de nous…
Oui il y a un accès pédagogique. Par exemple, les gens ne savent pas que pour traire une vache il faut qu’elle ait un veau avant, donc voilà on explique comment ça se passe aux enfants et parfois voir souvent même aux parents (rires) ! Oui et là je parle de la vache mais partout dans le monde c’est le cas, tout mammifère terrestre peut produire du lait après avoir eu un petit.

Pour finir, ce genre de rassemblement ne donne-t-il pas une image différente et plus positive de la banlieue ?
Oui c’est sûre quand on parle de la banlieue c’est quand une voiture crame ! Dans les médias on entendra parler de ces voitures cramées et sûrement pas de notre rassemblement. Allez brûler une voiture tout de suite et toutes les chaînes se ramèneront dans l’heure ! Il faut aussi parler du positif et arrêter de nourrir la déprime ambiante provoquée par la crise.


Pleine de bonne humeur et de joie de vivre, comme l’ensemble des personnes formant cette ferme géante en pleine ville,  cette femme prône une vision positive et l’ouverture sur le patrimoine français. L’agriculture est en crise et elle ne l’oublie pas car derrière le sourire elle me confie que la vie n’est pas toujours facile pour elle, au quotidien.

Voici quelques photos de cette belle journée :


 Des stands spécialisés...
 ... aux animations les plus surprenantes...
 ...en passant par de la dégustation...
 ...des cours pratiques sur la vie de la ferme...
 ... quelques fois, même très détaillés...
 ... ou encore une initiation au métier de Maréchal-ferrant...
...Bref, un succès pour cette fête à Nanterre















Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Confessions d'un infirmier



Infirmier est un métier à part. Un métier où l'on est confronté à la maladie, à la mort parfois. Un métier particulier qui est, quelques fois difficile à comprendre. Entre les relations avec les patients, celle avec les médecins, le salaire qui, souvent, fait débat, ou encore le désir qui pousse chaque jour le corps infirmier à se dépasser au service du malade, retour sur un métier si particulier avec un jeune infirmier en réanimation, un service si particulier.




Pour mieux nous situer, racontez-nous votre quotidien. Journée type, horaires, conditions de travail...

Travaillant de nuit, ma journée type commence à 21h par les transmissions (informations transmises par l’infirmière ayant prise en charge les patients dans l’après-midi). La nuit se déroule ensuite au rythme des traitements à administrer, des constantes à relever, de la gestion des imprévus, des entrées possibles …

Elle se termine par les transmissions à la collègue prenant la relève à 6h45.
Les conditions de travail sont dépendantes de la charge de travail (nuit « calme » avec peu de patients qui sont plutôt stables ou « grosse » nuit avec des patients instables et l’arrivée de plusieurs patients en état critique) ; de l’expérience des collègues infirmiers, aides-soignants, médecins (qualité et rapidité des soins) ; et de l’attitude des patients (pour certains l’hôpital est comme un hôtel où le personnel doit être entièrement à leur disposition).
Au final, quelques soient les conditions le travail se fait et même bien.


Ce métier est-il facilement conciliable avec une vie privée?

Pour la majorité des infirmiers, les horaires de travail peuvent être assez contraignants, que ce soit de jour avec des heures d’embauche assez tôt (6h30) et de débauche assez tard (21h30) comme de nuit.
De plus, travailler les WE comme les jours fériés n’est pas toujours facile à gérer avec les conjoints et les enfants.
A côté de ça, nous, travaillant de nuit, avons le droit à un nombre de jours de repos et de congés correct.
La souffrance psychologique pour certains (personnellement je ne me sens pas concerné) résultant de la confrontation à la maladie, à la souffrance, à la mort peut nuire à la vie familiale et sociale.

Depuis de nombreuses années, une grosse polémique fait constamment surface sur le salaire des infirmiers. Estimez-vous être sous-payé vis à vis du travail fourni ? Et parallèlement, trouvez-vous que certains membres du personnel médical sont au contraire surpayés comme par exemple les médecins ?
Les conditions de salaire des infirmiers mériteraient d’être revues à la hausse.
Pour exemple, un infirmier qui commence gagne environ 1300€ nets par mois. Avec un SMIC actuellement à environ 1100€ nets, la différence est maigre.
De plus, nous suivons un cursus de 3 années d’études après le baccalauréat et avons donc un équivalent de licence.
Je pense que plus d’être sous-payés vis-à-vis du travail fourni c’est vis-à-vis de la responsabilité que nous avons.
Nous ne sauvons pas des vies certes mais nous avons la responsabilité de l’état de santé de personnes malades et n’avons pas le droit à l’erreur (le mauvais médicament donné à un patient peut avoir des conséquences catastrophiques).
Je ne remettrai pas en causes les conditions salariales des médecins compte-tenu de leur responsabilité, du nombre d’heures effectuées par jour et par semaine et de leur niveau d’étude.


A propos des médecins, on entend souvent dire qu'il y a peu de considérations de leur part envers le corps infirmier. Avez-vous déjà eu des réflexions désobligeantes de la part de médecins ?

En réanimation où je travaille, le travail en collaboration médecin-infirmier est la base de la prise en charge.
Chacun agit à son niveau et nous sommes tous indispensables auprès du patient.
Nous sommes là pour les assister lors des soins médicaux auprès des malades mais c’est aussi nous qui sommes en permanence auprès des patients et donc les premiers à pouvoir voir le ou les problèmes du patient.
Nous sommes les premiers à intervenir en cas d’urgence en attendant le médecin.
La confiance du médecin en le personnel présent est primordiale tout comme celle de l’équipe paramédicale en le médecin de garde.
J’ai déjà eu quelques réflexions désobligeantes, principalement en début de carrière, mais dans l’ensemble le travail se passe très bien avec les médecins.
Pour résumer, nous ne travaillons pas sous les ordres du docteur mais ensemble, chacun à son niveau.



Dans votre métier, vous êtes malheureusement amener à rencontrer des patients mourants. Comment abordez-vous la rencontre avec ces derniers ? A-t-on une formation adéquate dans une école d'infirmier, pour aborder plus tard ce genre de cas ? Quels sont les aspects les plus difficiles de ce métier?

La mort fait partie intégrante de l’exercice de notre profession.
J’ai reçu une formation sur la prise en charge de la personne mourante et décédée lors de ma formation mais le ressenti face à une personne décédée est propre à chaque personne.
J’ai souvent vu la mort comme un « soulagement » de la souffrance de la personne et de son entourage face à une situation désespérée.
Il y a aussi des morts qui peuvent paraître injustes, comme le jeune renversée par une personne saoule et pour lequel il n’y a malheureusement rien à faire, les lésions étant trop graves.
En tout cas, le décès d’une personne n’a jamais eu d’incidence sur ma vie privée, cela fait partie du boulot.
Comme aspects difficiles, je rajouterai le comportement des patients qui peuvent être odieux, insultants, méprisants voire violents.

J'imagine qu'il y a aussi des côtés positifs ?
Bien sûr qu’il y en a et même plus que de côtés négatifs !
J’ai la chance de travailler dans une équipe soudée, efficace et expérimentée.
Nous tournons souvent en dérision ce qui pour certaines personnes seraient des situations de souffrance et voyons très souvent les choses avec humour ce qui pourrait être choquant pour beaucoup de personnes.
C’est un métier ou le sentiment d’avoir été utile à quelqu’un se fait ressentir très souvent et je me sens épanoui dans mon travail.
La bonne opinion que l’ensemble de la population a sur le métier d’infirmier est valorisante aussi.

Récemment, le film « intouchable » traitant du handicap d'un personnage a attiré les foules au cinéma. Vous qui suivez régulièrement des personnes atteintes de maladie ou handicap, trouvez-vous important d'aborder ces thèmes avec humour ?
L’humour peut être une solution pour se rassurer et se sentir plus à l’aise face au handicap.
Toutefois, dans mon service, nous nous occupons de ces personnes dans les jours qui suivent le traumatisme et c’est là que le diagnostic de paralysie leur est annoncé.
C’est donc trop tôt pour pouvoir en plaisanter avec eux ou avec leur entourage mais entre collègues nous ne nous en privons pas.
Nous pouvons aborder la maladie ou le handicap avec humour sans manquer de respect à la personne.
Personnellement, ayant grandi avec deux sœurs handicapées visuelles, j’ai compris l’intérêt de voir le handicap autrement que comme une source de lamentation.

L’humour permet de voir et de vivre le handicap avec légèreté, et de briser aussi le « politiquement correct ». 

Vous imaginez-vous exercer ce métier toute votre vie?

Malgré des conditions de travail parfois difficiles, je n’ai pas pour l’instant comme objectif de me réorienter professionnellement.
J’aime mon métier et je l’exerce avec plaisir et je ne me vois pas faire un autre travail.
La palette de postes infirmiers est large (hôpital, libéral, scolaire …) si bien qu’elle permet d’exercer de manières très différentes ce métier.
J’envisage éventuellement de me spécialiser plus tard en passant un diplôme d’état d’infirmier anesthésiste pour parfaire mes connaissances et ma pratique dans le domaine de l’anesthésie-réanimation.

* Source photo : http://www.fo-hopital-saverne.net http://www.coordination-nationale-infirmiere.org
Propos recueillis par 



Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Science VS Dame Nature



Des discussions s'opposent souvent entre conservateurs et visionnaires, dans le domaine de la science.
Quand certains prônent l'avancée médicale et l'espoir de guérir certaines maladies, d'autres se posent des questions sur l'utilité de certaines expériences et restent persuadés qu'il ne faut pas toujours lutter contre la nature et ses règles.

Attention aux paroles des politiques



Ça a ému la France entière. Le viol et le meurtre de la jeune Agnès, en Haute-Loire a été pour beaucoup un drame des plus difficile à accepter. La question du traitement des criminels ne cesse d'être relancée à travers ces faits divers défiants toutes morales.


Dès lors, certains protagonistes prennent position, sûrement trop rapidement, en évoquant des solutions quelques fois extrêmes. Bizarrement, Marine Le Pen en fait partie. Son évocation de la peine de mort, pour les criminels d'enfants, a suffit à relancer le débat sur la peine maximale circulant en France. 

Évidemment je suis d'accord pour dire que les peines encourues sont rarement à la hauteur du préjudice subi par la victime ; Évidemment, les solutions proposées pour soigner et assurer une réintégration dans la société des criminels, ne sont pas très souvent efficaces ; mais de la à remettre en cause le droit de vie ou de mort sur un autre individu me paraît déplacé à l'heure actuelle. La justice est un bien fondamental qu’il ne faudrait pas souiller par une solution anti-démocratique.* Cet exemple de prise de position me laisse dubitatif sur la capacité des politiques à réagir dans l'instant présent à une nouvelle affaire de ce type. Pourtant entourés de conseillers en communication, ces derniers ne sont jamais à l'abri d'une bourde ou d'une idée bien trop tranchée. 



Cela dit, ces personnes vivent dans un autre monde. Les déboires de Strauss Kahn ces derniers mois me font prendre conscience de cette réalité. L'accès au pouvoir peut, en effet, facilement faire perdre la tête. L'affaire date d'il y a plusieurs mois maintenant, mais après ses propos racistes, Monsieur Hortefeux reste aujourd'hui député européen. Comment cela est-il possible ? Est-ce la faute au pouvoir ou aux médias peut-être qui ne leur pardonnent pas la moindre erreur, ou est-ce finalement la faute de ce système qui ne tourne pas rond ?



Bien sur, cette réalité est présente à l'étranger. Dans d'autres mesure, le président Syrien, Bachar al-Assad, ne veut pas céder aux pressions des Nations-Unies malgré la situation actuelle de son pays et l'ombre du printemps arabe 2011 qui a vu de nombreux peuples se soulever pour protester contre les dérives des régimes en places. Preuve que cet homme vit dans un autre monde que le notre. Preuve que le pouvoir peut mener à toutes les folies. Il n’en reste, que le président Syrien est bien parti pour rejoindre Mouammar Kadhafi dans la lignée des dictateurs à la fin tragique.

Le problème, c'est que cette vision donne une image dégradante de la vie politique. Cela ne pousse pas toujours les jeunes générations à se lancer dans ce monde si particulier. Nombreux sont ceux d'abord attirés par la politique, et qui se tournent finalement vers le métier de journaliste politique. Car aujourd'hui, il est souvent plus facile de critiquer que d'agir, surtout quand les solutions aux différents problèmes de notre société viennent à manquer.

* A ce sujet, retrouvez notre article sur la peine de mort et la mort de la démocratie

*Source photo : http://photo.lejdd.fr http://www.ligury.com http://kobason.files.wordpress.com


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benetton is back



Nous attendions avec impatience le retour de la très provocatrice marque italienne, et force est de constater que Benetton ne nous a pas déçus, avec sa récente  campagne. Ils reviennent avec des affiches publicitaires choques placées sous le signe de la lutte contre la haine. L’amour, le respect, la fraternité… des termes et des valeurs qui se font de plus en plus rare dans le paysage sociopolitique mondial.


 


Comme à son habitude, la marque porte un message fort et espère faire bouger les choses à l’heure où la haine, la violence et la guerre prédominent sur le dialogue, la tolérance et la paix. Pour attirer les regards vers ce message d’apaisement, Benetton n’y va pas par quatre chemins et prend des symboles forts de pouvoir et de conflits réunis par un baiser charnel synonyme de l’amour, de la passion et un désir d’être ensemble. Après la symbolique, voyons le contenu et surtout le résultat avec une série de montages qui, le temps d’une affiche, réunie quelques grandes personnalités qui sont au cœur de l’actualité. Ces personnalités ont quelques points communs : le pouvoir, une exposition médiatique importante, une influence ainsi qu'une image symbolique.


La chancelière allemande Angela Merkel avec le président français Nicolas Sarkozy, le président américain Barack Obama avec le président chinois Hu Jintao, d’une part, puis le président Vénézuélien Hugo Chavez d’autre part, le leader suprême de la Corée du Nord Kim Jong-il avec le président de la Corée du Sud Lee Myung-bak, le premier ministre isralélien Benyamin Netanyahou avec le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas et enfin  le Pape Benoit XVI avec l’imam Mohamed al-Tayeb de la mosquée Al-Ashar du Caire. Au total six belles images, six beaux couples et belles affiches qui ont vite fait le tour du monde pour un coup publicitaire, conformément à la réputation de Benetton. Seulement le coup de pub et le message de paix et de tolérance, vont vite être rattrapés par la polémique.



Après l’affaire « Charia Hebdo » il y a quelques semaines, Benetton entre dans la danse en exposant le pape et l’imam de la Mosquée Al-Ashar. Les deux hommes, en plein conflit après les propos de Benoît XVI qui, après un attentat à la voiture piégée ayant entrainé la mort de 21 coptes orthodoxes devant une église d’Alexandrie en Egypte le 1er Janvier dernier, s’était dit « profondément bouleversé » et avait « dénoncé une violence voulue et calculée ». Mohamed al-Tayeb avait vu ces propos comme une ingérence. En résumé les relations entre les deux hommes n’étaient pas au mieux et cela a ranimé une certaine animosité.

L'iniative de Beneton de mettre en scène une véritable idylle entre musulmans et catholiques afin de montrer une nouvelle image de ces religions, souvent abordées autour de polémiques, est plutôt osée. Le Vatican monte au créneau et l’affiche est supprimée de la campagne. Encore une bien mauvaise image pour la liberté de la presse. Le retrait de cette affiche alimente ce désagrèable sentiment que la religion, de manière générale, est un bien sacrée qu’il ne faut pas froisser. Le Père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, dénonce un coup commercial. Mais n’est-ce pas là une façon de ne pas voir la réalité. Benetton force des portes fermées afin de faire bouger les choses et de dénoncer une politique de la haine où les problèmes se règlent par les armes.

PS : Puisque nous parlons ici de publicité, un  petit mot pour féliciter notre web-master et néanmoins ami David C, pour son récent prix aux Golden Blog Awards dans la catégorie Économie et Marketing, pour son site : http://www.advertisingtimes.fr/

* Sources photo :http://static.lexpress.fr


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

PS et verts : la conciliation qu'il fallait ?



Ces derniers jours, les tensions présentes entre le parti socialiste et les écologistes, ont semblé s'apaiser. Chose qui n'était pas certaine au vu des différents conflits d'intérêts présents ces dernières semaines. Si certains compromis ne semblent pas réglés, comme par exemple le chantier de l'EPR de Flamanville, ils ont néanmoins regroupés des idées et des valeurs et on fait preuve de concessions sur certains thèmes.




La récente baisse de François Hollande dans les sondages, accompagné du regain de confiance envers le chef de l'état a sûrement accéléré les choses, dans cette conciliation. Sarkozy paraît, en effet, aux yeux des Français, comme un président qui agira en tant que tel jusqu'au bout, et avant même de se poser la question de sa possible réélection. Ce sentiment peut être apprécié par une partie de l'électorat français. Dès lors, l'avance de François Hollande, qui semblait jusqu'à présent inébranlable, parait quelque peu amoindrie, et laisse place au doute pour la gauche Française.

Il faut dire que la crise sert Sarkozy, qui occupe une place de premier choix, dans les médias français -juste retour des choses, me direz vous, un peu plus d'un mois après les primaires socialistes. Mais la non-réaction du candidat PS sur certains sujets, semblent néanmoins inquiéter plus d'un membre de son propre parti. 

La stature d'un président ?
Rassembler (encore) est donc le mot d'ordre d'une gauche qui ne peut pas se permettre un énième échec. François Hollande a prouvé qu'il avait la carrure pour unir le parti socialiste, contrairement à une Ségolène Royal contestée au sein de son propre parti en 2007, en revanche l'a-t-il pour réunir tous les partisans de gauche ? Rien n'est moins sur.

Les verts feront une énorme pression lors de la campagne présidentielle, Mélenchon ne semble pas avoir davantage d'estime pour François Hollande que pour Nicolas Sarkozy, bref, le tour est loin d'être joué !

Tout ceci étant dit, on parle d'ascension pour Sarkozy et d’affaiblissement d'Hollande, cependant les chiffres des sondages restent néanmoins très positifs pour le candidat aux idées socialistes. La campagne de déstabilisation de l'Elysée envers le PS, peut désormais bel et bien commencer.

*Source photo : http://www.leparisien.fr http://static.lexpress.fr


Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Ciao Berlusconi, bonjour le Memorial Day !


Comment différencier  une situation de crise d’un scenario  d’apaisement ? Tout d’abord au nombre de têtes qui tombent. Ensuite à  la vue des décisions radicales qui sont prises par les grands de ce monde. Depuis ce début d’année 2011, la situation économique mondiale est changeante mais surtout inquiétante. Entre les conflits d’intérêts dans les pays développés et le désir de démocratie et de liberté au sein des pays émergents, le monde tend vers un chaos ! La fin du monde annoncée en 2012 par certains fanatiques ne serait-elle pas finalement synonyme de renouveau du système capitaliste ?
 
Lucas ¨Papademos, nouveau premier ministre Grec

Après avoir vécu, avec grand soulagement, la démission du premier ministre grec Papandréou, c’est au tour du sulfureux et baratineur premier ministre italien Berlusconi, de prendre  le chemin de la sortie. Plus connu pour son image de séducteur, de mafieux, de beau-parleur ou encore de provocateur, « Il Cavaliere » part la tête basse après 8 années de pouvoir qui auront plongé le pays dans une crise historique.  Depuis de nombreuses années, pourtant, de nombreuses voix s’élèvent pour demander son départ mais rien n’y fait, malgré les vingt-quatre procès qu’il a accumulés en dix-sept ans pour fraude fiscale ou encore pour relation sexuelle avec une mineure, il a continué à détenir les manettes du pouvoir et la corruption n’a cessé de s’accroître pendant ce temps la. Preuve que les populations mettent quelques fois du temps à réagir.
Désormais, les regards sont tournés vers l’Italie qui semble prête à subir le même sort que la Grèce. Les taux italiens flambent et sont actuellement de 7.2% sur 10 ans. On peut y ajouter un conflit avec la banque centrale européenne (BCE), qui avait voulu stopper l’ascension des taux italiens par des reformes non mises en place par le gouvernement italien. Ainsi les marchés financiers attendent de voir si la BCE ou encore le FMI seront derrière l’Italie afin de les sauver de la faillite.  L’Italie doit demander une aide financière internationale de toute urgence afin d’éviter le phénomène de contagion qui plongerait la France puis toute l’Europe dans une crise qui symboliserait certainement la fin d’une ère. La fin de Berlusconi est une bonne chose, mais l’Italie reste dans une position très délicate.

Ciao Berlusconi

Mais les regards sont tournés également vers la France et la BCE. L’hexagone est, en effet, touché de plein fouet par la crise italienne mais aussi par sa difficulté à réduire son déficit budgétaire. Son objectif est de défendre sa note de triple A et atteindre une croissance du PIB de 1%. La BCE, quant à elle, semble la dernière à pouvoir sauver l’Europe, par une intervention d’urgence afin de rassurer les marchés et sauver l’Italie et la France.
La situation est critique et on se dirige vers un plan d’austérité général qui demandera au nombrilisme occidental d’œuvrer pour le bien commun. Vous avez dit impossible ?

Memorial Day : le conflit des générations.

Avec sa proposition de créer un jour de mémoire pour les différents conflits internationaux, Sarkozy a déclenché une polémique. Le 11 novembre reste un jour de deuil, un jour de souvenir pour tous les hommes  tués, assassinés et disparus durant ce qui fut, pour la première fois de l’histoire occidentale, l’un des plus grands massacres recensés.  Dès lors, le douloureux souvenir qu’évoque cette journée ne pourrait-il pas s’accommoder avec le souvenir d’autres sombres épisodes de l’histoire de France ? Pour certains la réponse est non. Car il y a un seul 11 novembre, comme il y a eu une seule première guerre mondiale. D’autres, en revanche, adhèrent à cette proposition. Dans leurs raisonnements, ils se souviennent qu’une guerre en entraine souvent une autre. Ils rappellent que le souvenir de la guerre de 14-18 est d’autant plus douloureux, que lui succède celui de la seconde.



A tous ceux qui invoquent la spécificité nécessaire de chaque commémoration pour rappeler, par la multitude de  références dédiées, à quel point nous avons de la chance de vivre dans un monde libre où  les démocraties se battent pour maintenir une paix réelle, les tenants d’une journée unique rétorqueront que seul un jour commun est capable de symboliser l’enchainement vicieux et le cycle ininterrompu de la guerre : un Memorial day est plus lourd qu’une suite de commémorations qui , pour beaucoup ne signifient rien de plus qu’un jour de congé. 
Le monde a supporté plusieurs conflits qui ont endeuillé les familles, privé les enfants d'un père, d'un frère. La  guerre n'est pas un jeu virtuel mais la conséquence de la folie des hommes ce  qu'il ne faut jamais oublier. Le 11 novembre, date désormais symbolique dans l’esprit des gens, et également auprès des jeunes,  est un vrai support pour "le Memorial Day". On y honore plus seulement la fin d’une guerre, mais bien les différentes générations d’hommes et femmes morts pour la France. Morts pour la paix.
Être contre cette idée, c’est avant tout attirer des porte-drapeaux avides de commémorations et de petits fours qui vont avec, mais c’est également l’isoler de  tous les conflits qui ont suivis. Rassembler des souvenirs, ne signifie pas en oublier un. La peur d’oublier un événement est le prétexte pour dire non à cette proposition. Mais ce n’est pourtant pas une fatalité. Les conservateurs n’ont, à mon sens, pas toujours raison.

*Sources photo : http://photo.lejdd.fr http://www.sonogiallorosso.com http://s.tf1.fr


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Recherche de stage, la galère des étudiants




Mes CV sont prêts, ma lettre de motivation bien rodée. Les cours, la théorie, tout ça c’est sympa mais comme beaucoup j’ai vraiment hâte de passer à la pratique, de pouvoir exprimer mes talents, d’élargir mon carnet d’adresse, bref de rentrer une bonne fois pour toute dans la vie active. Mais bon sang, pourquoi est-ce si compliqué ?



Certes, j’ai quelques pistes. Pour des stages d’observation du moins. Ceux où je passerai mon temps à faire des photocopies ou apporter le café à mon patron, qui acceptera peut être de me jeter un regard compatissant. Mais ces stages m’apporteront quoi, si ce n’est un certain dégout de la hiérarchie au travail et un aperçu de la morosité ambiante de certaines entreprises ?

C’est pourtant plein d’espoir que j’ai entrepris ma recherche de stage, avec pour but de trouver un job mieux que ceux de mes voisins, où je serai occupé du matin jusqu’au soir, avec de nouvelles tâches à apprendre et à maitriser chaque jour. C’était dans l’objectif de me former à un monde du travail de plus en plus austère et délicat.

Ce qui n’était qu’un petit souci, devint un réel problème au fur et à mesure que les jours passèrent et que je ne trouvai point de stage qui me convenait. Je relisais ma lettre de motivation, à l’affut d’une faute de français qui pouvait faire tâche aux yeux d’un patron. J’essayais de rendre plus original mon CV, me disant que ces derniers devaient avoir une pile de feuilles semblables aux miennes, sur leur bureau, bref, je me donnais tous les moyens. Mais le stage n’était pas encore acquis.

De nature curieuse, je regardais combien coûtais réellement un stagiaire à une entreprise. Quand je m’aperçus que les cotisations sociales étaient inexistantes dès lors que l’entreprise choisit de le payer au minimum que puisse être payé un stagiaire, je me suis dit que certaines entreprises étaient gonflées de ne pas recruter de jeunes futurs diplômés, pourtant bourrés de qualités. Je fus d’ailleurs tout autant choqué d’apprendre que certaines entreprises en abusaient, au contraire.

La faute à qui si une recherche de stage est si délicate ? Aux entreprises certes, mais également aux instituts de formation qui, la plupart du temps, insistent sur l’importance d’un tel stage au cours d’une formation mais qui lâchent  les étudiants dans la jungle du monde du travail sans  apporter d’aides ni d’éclairages. Pourtant les contacts entre les entreprises et les écoles et universités existent. Certains professeurs ou dirigeants peuvent estimer que la recherche de stage spontanée et personnelle des étudiants fait partie de l’apprentissage du monde du travail, mais encore faudrait-il être formé pour cela. Rares sont les cours où on nous apprend à rendre un CV original, où on nous indique où chercher…


Certains patrons se défendent très bien. Avec la conjoncture actuelle, si il n’y a pas de postes de libres au sein de leur entreprise, ils ne vont pas créer un poste uniquement pour faire plaisir à un untel, et ils ont  raison bien sur. Dès lors, la solution peut-elle se trouver à l’étranger ? Bien qu’hésitant à l’idée de commencer une expérience de travail dans un pays que je ne connais pas et dont je ne maitrise pas tout à fait la langue, je commence à me renseigner. Or je me rends vite compte de mon manque de moyens financiers. Les aides de l’état et de l’éducation se font relativement rares aujourd’hui pour des stages hors de l’hexagone.

Les pistons. C’était ma dernière solution. Et, malheureusement, c’est souvent comme ça que ça marche. Dès lors, quelqu’un qui n’a pas de réseau, dont les parents ou l’entourage n’a pas spécialement de solutions, mais qui a vraiment l’envie de travailler, de prouver sa valeur sur le marché, de découvrir le monde de l’entreprise…est-il tout simplement condamné ?

Alors merci. Merci à toutes ces entreprises qui voient à travers les stagiaires un avenir prometteur, qui prennent des risques en engageant des jeunes, qui montrent aux étudiants que le monde du travail reste ouvert et que les photocopies et le café ne sont pas une fatalité. Merci à eux, car ils se font de plus en plus rares !

* Source photo : http://www.masteriec.fr http://www.offresstage.net



Jordan, Tyson, Schumacher… Pourquoi revenir est si difficile.



Nombreux ont été les sportifs idoles d’une génération à annoncer un temps leur retraite avant de se décider à revenir  sur le devant de la scène. Mais nombreux sont également les ex-retraités à rater leurs come-back sportifs, et quelques fois médiatiques.




Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. La difficulté sportive, d’une part, qui s’illustre par un entrainement quotidien auquel ont échappé plusieurs de ces idoles pendant leur temps de préretraite. Un temps quelque fois assez long pour s’amoindrir physiquement et perdre des muscles. Le niveau de compétition augmente chaque année dans les différents sports, dès lors, un arrêt, même temporaire, peut s’avérer pénalisant. Certains autres sports comme la formule 1 sont essentiellement basés sur l’aspect technique. Les bolides, conduits par les pilotes du circuit, sont de plus en plus rapides et sophistiqués  et demandent une connaissance très précise de son conducteur. Un matériel nouveau peut également s’avérer être un obstacle pour un retour réussi.
La pression sur les épaules. Lorsqu’une star, qui nous a fait rêver, revient, on attend d’elle qu’elle batte des nouveaux records, qu’elle reprenne sa couronne et qu’elle domine à nouveau son sport à l’échelle internationale. Pour beaucoup de stars c’est surement trop. Beaucoup d’entre eux reviennent dans le sport à haut niveau car ils éprouvent, depuis leur arrêt, un réel manque. Certains pour des questions d’argent, (leur niveau de vie ne change pas malgré l’arrêt de leur carrière et quelques fois des sponsors) d’autres, pour les sensations que cela procure. Le public, quelques fois trop exigeant peut s’avérer nuisible au retour des héros d’une certaine époque.
Quelques fois, un retour raté va bien au delà de résultats sportifs décevants. Certaines ex-stars dérapent. Ainsi les affaires de stupéfiants dont ont goûtés les Tyson ou autre Hingis, ont entaché à jamais leur réputation. Ce qui a pour effet de faire oublier qu’ils ont été, un jour, jadis  de grands champions eux aussi.


Quelques fois, les champions regrettent d'avoir pris leur retraite trop tôt dans leur vie. Certains par lassitude (surtout ceux qui rentrent très tôt dans une carrière sportive) d'autres par le biais d'événements particuliers (On peut penser à Jordan qui, suite à l’assassinat de son père, prit sa retraite internationale). Chaque individu à ses raisons d'abandonner une carrière.

Dès lors, on peut légitimement se poser la question. Pourquoi chercher à revenir si cela implique des risques ? Peut être que tout simplement ces personnes -là vivent et respirent le sport, et comme tout sportifs engagés, ils ne voudraient finalement n’être que les meilleurs de leur vivant.
On peut reprocher à certaines stars du ballon rond de poursuivre leur fin de carrière dans des clubs riches du Quatar ou aux États-Unis, cependant ces derniers ont peut être envie de continuer à vivre leur vie de compétiteur, tout en restant réaliste sur la concurrence actuelle. Les cas Tyson, Hingis, Schumi et consorts, ne peuvent que leur donner raison.


*Source photo : http://photo.lejdd.fr http://miseentrentaine.files.wordpress.com

Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Les Éditorialistes

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