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La folle semaine du PS


C’est comme un sentiment d’injustice qui plane sur le monde de la politique cette semaine, après l’abandon des charges contre Dominique Strauss Kahn. Cette histoire connait beaucoup de perdants. La femme de chambre d’abord, la justice ensuite. Il nous reste seulement le sentiment d’une impossible vérité quelques mois après la soudaine arrestation à l’aéroport de New York. 

DSK libéré, la justice oubliée



Même si il n’est pas blanchi, DSK est libre, libre de tout mouvement, libre de se prononcer politiquement, libre de redevenir leader d’opinion, alors qu’un doute subsiste tout de même sur sa culpabilité. Il sera désormais toujours soupçonné d’avoir commis l’irréparable, comme Mme Diallo sera soupçonnée d’avoir menti. Le système d’élection des procureurs aux Etats-Unis joue en grande partie sur la décision de ce dernier à vouloir abandonner les charges. Mais cet abandon contribue à nourrir ces différents doutes, alors qu’un procès aurait peut-être était la clé à cette affaire.


L’homme qui prétendait à la succession de Sarkozy à l’Elysée s’est vu détruire tous ses projets, et a vu son mode de vie dévoilé au grand public. La femme, qui a hypothétiquement subie une agression a vu son passé fouillé, sa vie privée dépouillée et ses mensonges l’accablée. 


Si DSK est coupable, comment peut-on  ne pas venir en aide à une femme agressée sous prétexte que cette dernière n’est pas totalement clean sur son passé ? Comment peut-on abandonner des charges par souci de ne pas être réélu par la suite ?


Si DSK est innocent, quelles réparations, dommages et intérêts peuvent prétendre réparer le préjudice subi par cet homme, au sein du monde entier ? A quel avenir peut prétendre ce brillant économiste, qui au-delà de son train de vie souvent contesté et déplacé, possède néanmoins des qualités de meneur ?


Justice n’a pas été rendue sur cette affaire tout simplement parce que la justice a jugée sur les personnes et non sur les actes. Nous avons entendu parler énormément des deux protagonistes, de leurs vies, de leurs côtés sombres, de leurs passés, mais nous sommes nous réellement penchés sur l’acte en lui-même ? Ce qui s’est passé dans la suite 2806 restera un secret bien gardé. 

L'image du Parti Socialiste peaufinée



Le hasard du temps fait que ce chamboulement, dans ce qu’on appelle communément l’affaire DSK, arrive au moment où se tiennent les universités d’été du Parti socialiste. Bien que les deux événements ne soient pas totalement liés, les dirigeants socialistes s’inquiètent tout de même de l’éventuelle prise de parole de DSK à son retour en France. Eux qui prônent l’unité et la solidarité au sein du parti, ont peur qu’une position de DSK leur soit préjudiciable. En coulisse, Martine Aubry, Hollande et compagnie ne souhaitent pas que ce dernier s’exprime, au risque de décrédibiliser le programme et l’idéologie socialiste, car même si les responsables de gauche travaillent jour après jour à entretenir l’image du parti, il est évident que cette récente affaire a quelque peu affecté moralement l’opposition, aux yeux de certains électeurs, à travers les notions de sexe, pouvoir et argent, notamment.

* Source photo : http://www.agoravox.fr http://www.lepoint.fr


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Journée Mondiales de la Manif


C’est dans un climat particulier qu’ont eu lieu cette semaine les 20ème Journées mondiales de la jeunesse. Particulier car l’Espagne connaît depuis plusieurs mois une crise économique sans précédent qui touche de nombreux secteurs et dont les manifestations de la Plaza del Sol traduisent l’ambiance générale.


Ce qui devait ressembler à une fête pour tous les jeunes chrétiens et pratiquants du monde entier s’est en fait illustré par une gigantesque scène de conflit entre les indignés espagnols qui ne tolèrent pas la mise en place d’un tel événement et les dépenses publics qui en découlent et les pratiquants qui défendent l’intérêt et le respect de leur foi.

Logo des JMJ 2011



Dès lors, nous tombons dans un conflit d’intérêt ou personne ne semble, à mon sens, avoir d’arguments suffisant. Les jeunes catholiques pour commencer, prônent un événement qui rassemble, qui construit et solidifie une foi. Pour autant, par expérience et parmi les nombreux témoignages qui en découlent, la face cachée d’un tel événement c’est aussi beuverie entre étudiants du monde entier, fête surréalistes, et décadence. Bref, nous sommes loin de l’image utopique véhiculée par les jeunes qui s’y rendent. Attention je ne dis pas que cela concerne tous les jeunes. Certains d’entre eux, et ils sont heureusement nombreux, y vont pour des raisons nobles et respectueuses, mais il est néanmoins nécessaire de bien se rendre compte de tous les aspects respectables ou non que représente une telle manifestation.


Des manifestations, je vous le disais, il y en a eu aussi du coté des indignés de la Plaza qui y voient à travers ces JMJ une occasion supplémentaire de dépenser les fonds espagnols, jugés insuffisants en ce temps de morosité financière. Cependant lorsque qu’on évoque les dépenses liées à la mise en place d’un système de sécurité encadrant cet événement notamment, on en oublie facilement de parler des recettes que cela engendre. Entre restauration, cadeaux souvenirs, ou autre achat d’étudiants catholique venus aussi pour y faire du tourisme, on peut facilement estimer que les recettes engendrées sont supérieurs aux dépenses appliquées. Une aubaine pour les commerçants, et non un facteur d’appauvrissement supplémentaire.


Entre un événement bien fondé mais pas toujours respecté dans ses valeurs et des manifestants qui sont au bord du gouffre et en viennent à contester une telle célébration, les discours de Sarkozy et de Merkel sont passés dans l’ignorance ou plutôt l’incompréhension la plus totale.

*Sources photo : http://www.radiomarianotehau.com


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Aidons les politiques !


Et voila ! La situation de la dette publique est devenue l’une des plus grandes angoisses des Français ! Comme si l’insécurité et le pouvoir d’achat ne suffisaient plus à alimenter cet été bien décevant, tant au niveau du beau temps qu’au niveau de l’ambiance générale du pays. Sauf que cette crainte est désormais partagée de tous ! 

Des chiffres qui sèment le doute


Alors, une fois n’est pas coutume on peut reprocher aux instances politiques d’avoir mal réagi face à cette crise. On peut en vouloir à Sarkozy d’avoir baisser les TVA pour les restaurateurs, d’avoir entrainer la politique de défiscalisation des heures supplémentaires, et j’en passe. Bref, on peut ne pas être content et le faire savoir !

Cependant, une hausse d’impôts relative, à un plan de secours de cette fameuse dette publique ne semble pas être un moyen de réconcilier les français avec le gouvernement. Loin de moi l’idée de venir en aide aux responsables politiques, mais ne sommes-nous jamais content ?  Inutile de rappeler qu’une dette publique se forme lorsque les produits et recettes fiscales rapportent moins que ce que coûtent les charges publiques. Dès lors, si une société se construit idéalement sur des infrastructures (logements, écoles, hôpitaux…), sur des services (Enseignements, Soin…), et sur des instances politiques, il est normal de concevoir que cette société nécessitera énormément d’argent. 

En regardant par ma fenêtre ces dernières années, j’ai constaté moult parades et autres manifestations dans le but de contester telle ou telle réforme, telle ou telle décisions… Mais bon sang, ne faudrait-il pas quelques fois s’activer ? Je ne conteste en aucun cas le droit à l’expression et à manifester, mais je soulève un point essentiel de notre société : qu’attendons nous pour agir ?  

Zapatero, le ministre espagnol, bien seul, face à cette crise


Attendons nous que les politiques se réveillent ? Attendons nous que d’autres prennent des décisions à notre place ? Oui, certes les politiques sont élus pour prendre des décisions, simplement à ne jamais être satisfait d’une de leurs idées, à toujours contester une réforme, à toujours pleurnicher sur une éventuelle hausse d’impôts, pourtant essentielle au maintien de l’économie Française, nous tombons dans une spirale sans fin qui, par définition, nous mène à un enlisement de notre société à tous. 

Si nous ne voulons pas ça, agissons !



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Jeux vidéo : Enfermement et épanouissement.

Lumières éteintes, paquets de chips entrouverts, écran allumé et casque sur les oreilles. Nous avons tous en tête l’image du célèbre geek et cette dernière n’a cessé d’être dégradée, parodiée et moquée ces dernières années. Certains préjugés nous font penser que ces jeunes adeptes des jeux vidéo et véritables drogués des parties en réseaux s’exposent à des risques réels de se détacher de la réalité. Ils acquièrent ainsi un rythme de vie totalement néfaste qui peut entrainer quelques fois des conséquences terribles. On se souvient ainsi  de ce jeune homme de 24 ans, retrouvé mort par sa mère qui tentait, quelques jours après l’accident d’expliquer ce geste « il vivait dans sa bulle - en jouant jusqu'à 19 heures par jour - et a décidé d'en finir »



Cet enfermement est synonyme de désocialisation pour l’individu. Pour autant, dans l’observation de ce phénomène actuel, nous nous rendons vite compte que pour beaucoup d’entre eux, il s’agit ni plus ni moins d’une voie facile d’accès à une intégration dans la société. Dans leurs sociétés. En se cachant derrière un écran, ces maniaques de l’Internet et des jeux vidéos se sentent peut être plus à l’aise pour aborder certaines personnes, sont sur de partager leurs passions avec des collègues tout autant passionnés, et peuvent interagir avec des habitants du monde entier, en l’espace de quelques clics.

Ainsi des jeunes, timides, mal dans leurs peaux et qui s’adaptent très difficilement à leurs cadres de vie peuvent jouir de ce processus pour trouver davantage leur place. Nous assistons donc à un phénomène d’intégration qui mène à long terme à une désocialisation. Au vingt-et-unième siècle, chacun d’entre nous aspire à une certaine non pas reconnaissance mais considération, et parmi nous, des personnes utilisent ce moyen pour y parvenir. Mais c’est au rôle des parents, tuteurs et éducateurs de faire en sorte que ces prouesses d’intégration ne se transforment pas en machines à tuer. Ce débat rejoint finalement tous les autres qui consistent à condamner tel ou tel objet, que ce soit dans le domaine alimentaire (fast-food), médical ou encore économique. Ces objets deviennent des risques à partir du moment où il y a abus et dépendance.

* Source photo : http://www.chupweb.fr


 Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Retour sur un été Brulant


Les valises à peine posées, je me penche sur toute l’actualité de ces dernières semaines.


Ce sentiment d’être en été, nous laisse souvent supposer que l’actualité sera moins brulante, que le paysage politique est plus calme, et que la société en général, se met à tourner sans connaître moult aléas. Pourtant c’est tout le contraire.
Nafissatou Diallo se montre au grand public


Entre les multiples rebondissements de l’affaire DSK où, une fois encore, les mauvaises langues continuent de débattre et d’émettre leurs avis sans pour autant connaître le fin mot de l’histoire ; le drame norvégien où l’on se rend compte que la folie humaine se basant sur des idéologies totalitaires, subsiste encore, plus de 60 ans après les années les plus noires du XXème siècle, et l’effondrement des bourses européennes qui réinstallent le doute sur l’économie de notre pays et qui fragilisent la sécurité financière mondiale, on ne peut que constater que cet été fut agité.


Andres Breivik, Acteur du drame Norvégien



Cette baisse précipitée des actions tend à nous rappeler la crise de 2008 qui a grandement fragilisé les banques européennes et mondiales. Pris de panique, les investisseurs ont tendance à vendre tout et ce, précipitamment. Ce phénomène entraine une crise financière. Cette crise implique des baisses de pouvoir d’achat et influe, par conséquence, sur la morosité ambiante des français. Quoi de mieux pour débuter une nouvelle année ?

Pour revenir sur le drame qui a touché nos amis Norvégiens, je reviendrai sur une phrase qu'a prononcé Hitler au moment de la montée du nazisme. Croyant dur comme fer à ses idéologies il a estimé que l'empire Nazi allait durer mille ans. Plus d'un demi-siècle plus tard, nous constatons que même mort, les idéologies d'un tel homme existent encore. Dès lors, malheureusement, nous ne pouvons que lui donner raison. Il y aura toujours des fous pour croire à une supériorité d'une ethnie, d'une race ou d'un peuple vis à vis d'un autre, il y aura toujours des gens, souvent faibles, pour croire et suivre ces idéologues. Mais ce qui a fondamentalement changé depuis la seconde guerre mondiale c'est la capacité des hommes censés, à dénoncer instantanément des crimes d'une telle ampleur et à s'unir ensemble, malgré nos différences, contre ces protagonistes. C'est peut être la seule vraie éclaircie parmi les horreurs obscures qui entourent un tel événement. Après ce drame, nous étions tous norvégiens, le temps d'un recueillement, le temps d'un soutien, preuve s'il en est, que tout ne tourne pas de travers dans le monde.


Au moment où je commence à repenser à mes vacances ensoleillées dans le sud, je constate avec effroi que l’actualité ne s’arrête pas la. Nos voisins anglais  ont connu un été assez compliqué avec le procès Murdoch qui ne cesse de fragiliser la position de David Cameron, après le scandale des écoutes téléphoniques. Ce même David Cameron a bien du mal à lutter contre les récentes manifestations violentes de hooligans anglais qui, après des années de déclin, ont malheureusement retrouvés des couleurs. A un an des Jeux Olympiques, la vulnérabilité des forces de l’ordre et la possible présence de manifestations terroristes inquiètent. Ces manifestations rappellent directement les émeutes des banlieues qu’a connu la France en 2005. Reste à constater que les positions des banlieues n’ont pas spécialement évoluées en six ans et aujourd’hui cette situation n’est plus unique aux Français. Le fameux été Européen dont nous supposions l’existence sur ce même site, il y a quelques semaines, semble prendre un nouveau virage. 

David Cameron n'est plus en odeur de sainteté en Angleterre



Oui vraiment, même si l’actualité me passionne, même si comprendre le monde qui nous entoure est pour moi l’une des priorités, et même si analyser cette société reste un plaisir et un challenge, quelques fois il serait finalement bon de prolonger davantage ses vacances. 

été, mon bel été...



Après avoir replié les divers journaux utilisés pour cette revue de presse, je décide de faire un tour dehors afin de me changer les idées, afin de prendre l’air. Malheureusement, là encore le beau temps d’été n’est pas au rendez-vous. Triste été.


* Sources photo : metro-france ; 24heuresactu



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

L'Équipe



Auto - Évaluation :


A comme Antoine, Étudiant en publicité et aspirant futur Journaliste, ses centres d'intérêts se portent sur la politique internationale, les événements culturels et le sport. Se sentant particulièrement concerné par la question du Proche et Moyen-Orient, il n'hésite pas à commenter, prendre parti et affirmer ses positions, quant à l'évolution de ces régions du globe. Quelques fois impulsif, mais toujours amical, il a décidé de créer Criticize Me, en Mai 2011, pour donner son avis sur l'actu et proposer des pistes de débats sur une multitude de sujet.

B comme Benjamin, Également étudiant en publicité et aspirant journaliste, ses centres d'intérêts se portent sur l'Histoire et la politique Française, les échanges internationaux, l'économie et la culture. Apprendre à relativiser et prendre du recul vis à vis de ce qu'on entend dans les médias, est son crédo. S'unissant à Antoine en Mai 2011 pour créer Criticize Me, il souhaite aborder l'actu de manière personnelle et engagée. 


D'après notre ami Webmaster :


" A et B sont deux étudiants masculins, faussement parisiens mais réellement curieux. Désireux de poursuivre dans un avenir journalistique, ils lancent leur blog pour parler de l’actualité d’une manière décalée et engagée. Une volonté d’écrire autrement, avec un point de vue jeune sur une société en perpétuel mouvement connaissant de nombreux changements et bouleversements.

En mathématiques, A et B sont vos pires ennemis, ici ils seront l’équation efficace pour une bonne dose d’info, avec un point de vue ludique et original. Cet édito d’amateur se veut le reflet d’un blog plein de promesses."

L'équipe :

Désormais Criticize Me ce n'est plus deux mais près d'une dizaine de contributeurs venus de tout horizon. Spécialistes de telle ou telle catégorie, ils  écrivent selon leurs envies, leurs coups de cœur, leurs coups de gueule...C'est la version 2.0 de Criticize Me ! Bienvenue !

Les Éditorialistes

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