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Le côté diabolique du numérique.




L’addiction aux médias numériques, et en particulier à la sphère du net, sera-t-elle bientôt considérée comme un problème au même titre que l’addiction à la drogue ou à l’alcool ?

Tout le monde se met au numérique et personne ne peut plus vivre sans. Les internautes naviguent, vivent par le web 2.0 et en sont devenus complètement dépendants. D’ailleurs ils ne s’en cachent pas et avouent aisément leur addiction au phénomène. Dans une société qui vit de plus en plus par le numérique, Internet, les Smartphones et autres technologies digitales sont devenues incontournables.



Internet représente 3,2% du PIB français en 2009 et ce chiffre pourrait augmenter et atteindre 5,5% d’ici 2015 ! Alors forcément on continue de développer le e-commerce, la e-publicité et le e-marketing ! On ne s’étonnera donc pas de voir les gens vivre au rythme des avancées technologiques, au point d’en devenir accro ! Le numérique est source de consommation qui est elle-même source de croissance ! En pleine période de crise économique, l’addiction ou toute forme de changement social passe en second lieu car le retour de la croissance est une priorité ! Ainsi les gouvernements s’intéressent à l’innovation sans réellement se soucier des conséquences.

Les Smartphones, dont les utilisateurs ne peuvent se passer, sont vecteurs de cancers ? Peu importe les résultats de ces analyses, l’important est qu’ils soient sources de croissance !
Internet est vecteur d’addiction chez certaines personnes, de violences chez d’autres ? Peu importe tant qu’il contribue au bon fonctionnement économique du pays.



LEpitech a organisé une conférence sur les dangers liés aux diverses addictions liées au numérique. Isabelle TISSERAND (anthropologue médical et chercheur de formation), le docteur William LOWENSTEIN (spécialisée dans la recherche et le traitement des dépendances) et Arnaud CIOR (Directeur et formateur Fitness Academy) ont analysé avec les élèves présents les comportements addictifs de cette cyber génération.

Oui Les médias numériques sont indispensables à notre société, ils permettent de vivre pour certains, d’aller plus vite pour d’autres. Mais le numérique est puissant et intrusif. Il envahit nos pensées et notre quotidien sans qu’on ne le remarque. Il a été taillé sur mesure de la société de consommation dans laquelle nous vivons et c’est pourquoi nous en sommes devenus addicts. Faut-il se méfier ? Faut-il maîtriser le numérique afin d’éviter de vivre sa vie par les réseaux sociaux ? C’est une question compliquée mais lorsque l’on voit qu’un utilisateur de réseaux sociaux sur trois, privilégie le Web pour communiquer, il est légitime de se la poser !

Prudence sur la toile !



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Le public boude t-il les palmes d’or ?



C’est la semaine du cinéma ! La chaleur qui s’abat sur l’Hexagone pousse les citoyens à aller dans les salles obscures climatisées. Ils ont raison d’en profiter, les séances à trois euros, le plaisir d’enfiler les films… Comme un air de vacances ! Le cinéma est rassembleur. Mais les avis, eux, divergent.


En regardant The Tree of life, dernière palme d'or en date, on en revient souvent à un même constat: Le jury qui attribue ce genre de récompenses n'est pas toujours en adéquation avec le grand public.

En effet, ce n'est pas la première fois qu'un film adulé par un panel de spécialistes du monde cinématographique est  boudé, ou du moins délaissé par les cinéphiles. Pourtant, en choisissant de faire appel à la fois à des réalisateurs, acteurs, producteurs, ou autres scénaristes, nous pouvons légitimement penser que ce panel reste équitablement arbitraire, et parle en connaissance de cause.

Le palmarès 2011

Pour autant, les membres du jury, dans ce type d'événements, ne semblent pas penser comme des spectateurs lambda. Ils  voient à travers les films qu'ils récompensent, des longs métrages uniques dans lesquels ils auraient pu aspirer un jour à avoir une place. Les jurés choisissent un film qui les étonnent, les bouleversent et les transportent. Un film qui les sort finalement de leur quotidien, et étant donné que leur quotidien correspond au monde du cinéma, ils attendent un peu plus qu'un film. Chose que les spectateurs ne comprennent pas toujours. 

La légitimité du jury est peut être à remettre en cause, car habitués aux films et scénarios en séries, les acteurs du monde cinématographique se lassent facilement des films habituels ou le succès est à l’avance garanti. La question des gouts et des couleurs ne peut pas se résoudre aussi facilement, nous aurons toujours des personnes pour contester une œuvre cinématographique comme nous aurons toujours, à l’inverse, des fanatiques qualifiant de chef d’œuvre un même film.

Attention, toutefois, cette remise en cause ne sous-entend pas qu’un film ayant obtenu une palme d’or ne connait pas de succès en terme de recettes. Le public a tendance à faire confiance aux jurys de ces fameuses compétitions et se rendent ainsi dans les salles obscures. Ce n’est qu’après l’avoir visionné que certains spectateurs s’opposent, par le biais de critiques, à l’avis énoncé par le jury.

En 2004, par exemple, Fahrenheit 9/11 de Michael Moore fut récompensé par le célèbre prix de Cannes. Ses recettes se sont élevées à 222,5 millions de dollars, par la suite. En réalité un succès d’un film primé peut s’expliquer sous différentes coutures, que ce soit en lien avec un phénomène de société (entre les murs) un réalisateur déjà très connu (le pianiste) ou à un parfum de scandale (La Dolce Vita)...



Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Et si le temps s’arrêtait quelques heures ?


Un peu de calme, une pause, un moment de détente dans une société qui vit à cent à l’heure ! À l’heure actuelle, notre rapport au temps est profondément différent qu’il y a un siècle ! Tout s’accélère dans de nombreux domaines et notre niveau de stress au quotidien ne cesse d’augmenter, malgré la baisse du temps de travail. Voici quelques pistes qui expliquent cette politique de l’urgence.



Revenons un siècle en arrière sur notre temps de vie hors-travail. À cette époque nous avions ainsi 100 000 heures de temps libre dont nous pouvions profiter en moyenne au cours de notre vie, contre 400 000 heures aujourd’hui ! En étant plus clair, alors que l’espérance de vie en un siècle n’a cessé d’augmenter, le temps de travail quant à lui n’a fait que baisser, dans une société qui impose, toutefois, un rythme parfois bien difficile à suivre.

Ainsi avec un temps de travail moins important qu’auparavant, on demande une plus forte production.  Beaucoup d’incohérences qui expliquent pourtant notre stress et notre agenda de ministre au quotidien. On devient d’ailleurs multi-tâches comme le prouvent les adolescents qui envoient des textos, regardent la télévision, jouent aux jeux vidéos et communiquent par facebook ou msn simultanément ! Ne rien faire devient inconcevable et d’un point de vue social et comportemental ceci est entré dans les mœurs.

Le temps passe trop vite et la politique de l’urgence se traduit de façon inquiétante au niveau de la législation. Avant, pour élaborer une loi en fonction de son utilité pour le pays et sa société il fallait des mois et des études approfondies. Aujourd’hui les lois s’établissent en fonction de l’actualité et bien souvent sous le coup de l’émotion. Les procédures et décisions sont rapides et les débats et discussions avec le parlement bâclées ! Cela se voit dans la qualité et la pertinence des lois. Par la suite, les réactions de l’opposition politique et des Français se traduisent par un refus ou une incompréhension de ces dernières. On peut notamment penser à la loi Hadopi qui fut votée très rapidement, pour répondre à un phénomène de société nouveau et à l’époque incontrôlable. On constate aujourd’hui les grandes failles de cette loi.

Mais la politique de l’urgence se ressent aussi dans nos rapports à l’information et à l’actualité qui souffrent du système de « Zap ». Il est question ici des nouvelles technologies qui permettent à n’importe lequel d’entre nous de devenir vecteur d’information. Elle arrive, est traitée et oubliée à une vitesse assez odieuse. Les révolutions arabes, par exemple, ont fait la Une de l’actualité et ont passionné des millions de téléspectateurs pendant plusieurs mois. Aujourd’hui elles ne sont plus traitées et suivies par la majorité des Français alors que la situation là-bas est de plus en plus préoccupante. Il n’y a plus de hiérarchie dans la divulgation d’informations, comme en témoigne la succession de bannières informelles sur les chaines de télévision type BFM TV ou Itele. Le défilement des images sans ordre précis rompt totalement l’importance de telle ou telle information vis à vis d’une autre.

Tout doit aller très vite même le défilement de l’actualité qui est maintenant twitté. Le numérique ne fait ainsi qu’accentuer ce phénomène qui nous rend accro à ces technologies. C’est aussi de notre responsabilité de se défaire d’elles mais ceci est un luxe dont peu de personnes peuvent profiter.*

In fine, on constate que notre rapport au temps est source de stress et de tensions sociales. Cela engendre le pessimisme et la fatigue d’une société qui n’en peut plus de vivre à un rythme qui fait d’elle la première consommatrice de psychotropes au monde!** L’intérêt commun et le niveau de moral des français ne devrait-il pas être prise en compte dans les projets politiques de 2012 ? La situation devient inquiétante et elle devrait être prise au sérieux avant la saturation totale d’un système qui s’essouffle.

** Voir Article sur Le Pessimisme à la Française


Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Télé réalité, synonyme de Nazisme ?



Le strass, les paillettes, l’argent surtout. Beaucoup d’argent. C’est la motivation première des candidats de télé-réalité. Oui, c’est un moyen de se faire beaucoup d’argent, mais à quel prix ?

Tout a déjà été dit sur les méfaits du monde de la télé-réalité. Il suffit de constater quel sort attend les candidats sortant de ces émissions, une fois qu'ils retombent dans l'oubli. Dépressions, scandales, retour intraitable à la réalité... Ce monde produit des animaux, des bêtes de foires qui amusent un temps la galerie et qui deviennent la risée du monde entier, pour ensuite retomber dans un anonymat, lourd à assumer. On ne compte plus les clips ridicules qu’ils sortent pour tenter de percer dans un domaine ou dans un autre.




Mais au delà de tout ce qu'on a pu déjà dire sur ce phénomène, un aspect noircit encore plus le tableau : la dérive eugéniste voire pseudo-nazie qui découle de ces émissions. 

En exposant des femmes aux courbes parfaites, des hommes plus sexy (et plus bêtes) les uns que les autres et en faisant croire aux publics de ces émissions qu'ils peuvent s'identifier à ces différents candidats, les producteurs de ces déchets télévisuels participent, par conséquent, au rêve dramatique de la création d'une société ou la perfection de la race humaine est une chose primordiale. 

Le rapport peut paraitre osé, mais pourtant le constat est là : Cette impression qu'on a de voir les candidats les plus parfaits atteindre les dernières émissions. Ces gagnants de la télé-réalité sur-médiatisée n'ont rien de concret à montrer à part leurs physiques repérés par les producteurs lors des castings. 

Les conséquences ne sont pas graves à l'échelle d'un peuple. Elles le sont à l'échelle de l'individu lui même, et si le rapport entre les procédés nazis et la télé-réalité peut paraitre exagéré, il n'est pour autant pas si éloigné de la réalité.


Dans ces cas là, la faute est partagée par tous. Aux producteurs et aux pseudos-génies qui contribuent à l'avènement de ce pléthore d'émissions, aux candidats qui abusent de leurs bêtises et semblent en jouir, d'une certaine façon, et à nous public d'alimenter chaque jour ce débat et de fournir les munitions aux producteurs pour qu'ils puissent continuer leurs démarches machiavéliques.




Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Le BAC c'est gai... ou pas gay !



Baccalauréat édition 2011 c’est parti ! Dites bonjour aux révisions, au stress, aux nuits blanches, aux calculatrices qui chauffent et aux définitions et formules délaissées qui reviennent avec insistances !
L’aboutissement de trois années à se demander l’intérêt que l’on a à apprendre des équations ou schémas qui ne vous serviront certainement plus par la suite.

Mais le baccalauréat c’est avant tout le diplôme qui ouvre les portes aux études supérieures. Dans une société de plus en plus exigeante, le baccalauréat marque le début de l’aventure et des épreuves qui attendent ces jeunes diplômés avant l’entrée dans la vie active.
Créé en 1808 sous Napoléon Ier, il est à l’image de notre système éducatif : scolaire et non représentatif de la vie active. A-t-il un intérêt ? Est-t-il aussi simple qu’on le dit et faudrait-il le reformer ? Toutes ces questions sont légitimes surtout qu’il est très rare d’entendre quelqu’un dire que les épreuves du BAC sont pertinentes, à l’heure actuelle.
La répartition des épreuves est aussi à remettre en cause. Regrouper 80% des matières en une seule année semble étrange et difficile à gérer pour un lycéen de 17 ans. Pourquoi ne pas commencer ces épreuves dès la 2nd, poursuivre en 1ère et finir les dernières épreuves en Terminale ? Encore une fois on parle de changement et les français aiment l’innovation mais sûrement pas le changement !

Épreuves du baccalauréat.
Le système éducatif français dans son ensemble est à réformer mais le BAC reste un diplôme reconnu internationalement et d’un niveau respectable. Seulement, l’année suivante, les étudiants rentreront à l’université, seront livrés à eux-mêmes, et n’auront pas bénéficié d’une meilleure formation à cette nouvelle vie universitaire. La conséquence est simple : la plupart des étudiants redoublent leur première année d’université soit parce qu’ils se sont mal orientés ou soit à cause du changement radical dans la méthodologie de travail.

Le BAC est un moment stressant mais ce n’est que le début !
Il a pour intérêt de faire une sélection des éléments aptes, selon le système éducatif français, à une poursuite d’études supérieures. Mise à part cela, dans le fond c’est le bilan de 7 ans de scolarité.
In fine, le baccalauréat est une épreuve primordiale et indispensable pour la poursuite dans le cycle supérieur.


Outre les épreuves du baccalauréat, cette semaine fut marquée par le refus de 293 députés UMP et Nouveau Centre d'autoriser le mariage gay en France.

Cette décision a, bien-sûr, choqué une majorité des français qui voient la une barrière au droit constitutionnel consistant à s'unir à son ou sa bien aimée, et ce peu importe ses orientations sexuelles. Pour autant, sans faire du Christian Vanneste, on peut se questionner sur la portée éventuelle d’un tel vote. Il faudrait avant tout s’interroger sur ce qu’est le mariage, sur quel fondement une société vit et quelle latitude elle peut se donner à admettre d’autres choix. Si elle le fait, il faut qu’elle s’interroge pour définir une vraie politique ; admettre que des minorités aient accès au même protocole d’union peut se justifier si il ya une vraie réflexion : qu’est ce que la société attend de ses couples ? Quel engagement prend-elle pour eux ? Au fond, ne serait-ce pas qu’une volonté électoraliste de se montrer libéral ? Toutes ces questions rejoignent le débat lancé par ce vote.
Dès lors qu'on autorise le mariage homosexuel, la question du droit à l'enfant et de l'adoption se posent, par exemple. Admettre qu'un homme puisse partager sa vie avec un autre homme et vice versa pour les femmes, ne doit pas être un obstacle au mariage, cependant un couple homosexuel est-il apte à élever de manière sereine un enfant, aujourd’hui ? Certains couples homosexuels pourraient  être des parents exemplaires et aimant les enfants qui leurs sont confiés, pour autant ces derniers souffriront d'un certain déséquilibre dans leur éducation et dans leur vie. Ne dis-t-on pas que l'amour d'une mère est unique et essentielle pour l'épanouissement d'un jeune bambin ?

Vous pouvez embrasser le ou la marié!

A cela s'ajoute, malheureusement, le syndrôme de la bêtise humaine qui consiste à établir des différences entres les hommes. Les enfants de couples homosexuels souffriront en majeure partie des moqueries et des ouï-dire des autres enfants, quand ces derniers évoqueront la situation des ses parents. Ce syndrome est, malgré l’évolution de la société, bel et bien présent encore aujourd’hui.

Ainsi la France est tiraillée entre le droit à l’égalité pour tous et la remise en question de certaines conséquences directement liées à ce droit. Encore une fois, beaucoup réagissent avec virulence, sans prendre le temps de se pencher réellement sur la question. Toutes ces personnes qui crient au scandale lorsqu’un vote est refusé par 293 députés, ne se penchent peut être pas assez sur les questionnements qui influent d’une telle décision, et c’est ce que je reproche : Cette aptitude à décrier et dénoncer, sans prendre le temps d’y réfléchir. Attitude propre aux Français.



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Faut-il encore se marier ?



« Consentez vous à prendre pour légitime époux M. X ici présent, de l’aimer et le chérir pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort vous sépare ? ».

Quelques mots, une question, un engagement et un contrat qui engage des responsabilités. Le mariage est un moment fort, il incarne l’amour entre deux individus, concrétisé par une union sacrée. Dans certains pays ces valeurs existent encore et les gens continuent à les respecter même si il n’y a plus d’amour. Il est question de tradition souvent, et c’est pour cela que beaucoup les traiteront d’arriérés. Seulement à vouloir toujours paraître dans son temps, on a tendance à faire face à des dérives.

« En 2009, on enregistrait 126 522 divorces en France soit à peu près la moitié du nombre de mariages cette même année (245 151 mariages). »

Le boom des divorces dans les pays occidentaux fait partie de ces dérives ! Depuis quelques années on dit même que c’est une mode de divorcer. Aimer, se marier, avoir des enfants, se disputer, divorcer, fonder une famille recomposée, avoir à nouveau des enfants et divorcer encore… Voilà à quoi ressemble la vie sentimentale d’un Français moyen. Cela est encore plus flagrant chez les Parisiens recordmen des divorces avec le Midi. Les valeurs du mariage ? Les conséquences sur les enfants ? Peu importe ! Nous sommes individualistes et vivons dans une société qui nous conforte dans cette façon de faire. Si l’on souhaite se marier quelle que soit la raison on peut le faire et idem pour le divorce. Principe étrange où la descendance n’a pas son mot à dire et doit souvent s’adapter à un mode de vie pas toujours évident.

Alors que les valeurs du mariage sont bafouées et que les enfants subissent le préjudice émotionnel causé par le divorce, il faut aussi évoquer l’aspect financier. Un divorce ça coûte cher et ça demande beaucoup de concessions. Avec plus de 100 000 divorces par an les intérêts financiers sont énormes et une personne peut perdre jusqu’à 25% de son niveau de vie. Les frais varient selon les tarifs de l’avocat, de sa notoriété, de la complexité du dossier et des conséquences de la procédure.



Plusieurs divorces sont possibles :
  •   Le divorce par consentement mutuel qui reste le moins coûteux car les deux parties sont d’accord ce qui rend la procédure rapide et facile.
  •   Les divorces acceptés, par faute ou pour altération définitive, sont plus longs et plus complexes donc plus cher allant jusqu’à 10 000 euros. À cela on peut ajouter la pension alimentaire et les frais de justices éventuels. Cela peut très vite devenir très coûteux et le perdant en aura eu pour son argent !

Entre faillite sentimentale et financière, on se demande si il est intéressant de se marier. Il y a des alternatives possibles au mariage comme le pacte civil de solidarité (PACS) qui est finalement adapté aux personnes qui n’ont plus foi en les valeurs du mariage.

Même si le divorce a ses bienfaits, car il permet à une femme battue, par exemple, de se libérer de son mari, il faut arriver à le maitriser et à ne plus en faire une habitude lorsque l’on se lasse de son partenaire après 20 ans de vie commune. Cela est-t-il réalisable dans la société actuelle ? Le rêve autour du mariage princier, il y a un peu plus d’un mois, laisse un bel espoir.

Sources photos : http://d6d.blog.tdg.ch/media / http://bonjour.news352.lu



Antoine Deiana

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me




2012, La droite est-elle en retard ?





« La politique c’est magouille et compagnie, et qui c’est qui paye, c’est bibi »
A travers ces rimes, le chanteur Bénabar ne se doutait peut être pas qu’il visait aussi juste, finalement. Rares sont les moments ou nous n’entendons pas sur les chaînes de télévision et à la radio des affaires de mœurs, de scandales, et de magouilles dans le domaine politique, ces dernières semaines.

Au-delà de ranimer tous les sujets électriques secouant la politique française, il serait peut être temps de se pencher de plus en plus sur ce qui nous attend tous : les élections. Certes elles ont lieu dans onze mois, certes il reste énormément de temps aux différents candidats, mais pour autant, la droite ne se serait-elle mise en retard dans la course à l’Elysée ?

On constate qu’aujourd’hui les sondages prônent une victoire de la gauche et ce, malgré l’affaire DSK qui a sensiblement décrédibilisée les valeurs morales du parti. Mais on a surtout l’impression que pour l’instant, seule la gauche est réellement en campagne. La pluralité des candidats potentiels est évidement l’une des raisons de cette omniprésence mais cela n’explique pas totalement l’inexistence partielle de l’UMP.
Sarkozy insiste sur l’action au quotidien de son gouvernement. Pour lui, il sera temps, plus tard de faire les comptes. Evidement, il se lance sur le terrain afin de reconquérir son électorat, mais ne serait-il pas plus judicieux d’assurer avant tout la cohésion au sein même de son parti ? L’affaire Clearstream, la menace Borloo, ou encore les scandales MAM et Woerth sont autant de cas sur lesquels il serait bon de communiquer en interne, afin d’éviter une division au sein du parti.
Quand on voit que des figures emblématiques du RPR et importantes d’un point de vue populiste comme Jacques Chirac, se proclament comme soutien de François Hollande, on se demande si la droite n’a pas été trop optimiste en prenant le temps de s’affirmer sur le paysage médiatique et politique français, en vue des élections 2012.

Oui, vraiment la droite semble avoir pris du retard dans cette course à l’élection. A moins, peut être que ça soit la gauche qui soit partie un peu trop en avance…



La Syrie ? Pas si simple…

Avec plus de 4000 immigrés syriens arrivés en Turquie cette semaine, la question de l’immigration en Europe se repose. Les pays européens, riches et influents comme la France, le Royaume Uni ou encore l’Allemagne se sont manifestés à l’ONU pour condamner l’armée syrienne de crimes contre l’humanité. Si les actes monstrueux de ces derniers mois sont effectivement condamnables, ces pays s’exposent à un réel risque d’immigration mal contrôlé, qu’ils ont de plus en plus de mal à assumer. C’est finalement ce phénomène qui empêche nos pays de s’affirmer réellement sur un terrain, de façon définitive. On assiste à une réflexion de tous les dirigeants politiques qui souhaitent tous attendre la décision de leurs voisins respectifs. En attendant, un peuple souffre et les victimes syriennes se comptent désormais par centaines.

Ces actes de l’armée syrienne sont un crime contre l’humanité. Ne pas prendre position et ne pas combattre ces actes, l’est tout autant.



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

S'il fallait défendre la presse people...



Décrions toutes les déviances de la presse people ! Oui c'est scandaleux de faire du fric sur la vie privée des pauvres gens. C'est ignoble, c'est dégoutant. Elfassi et autres paparrazi  sont des êtres répulsifs, prétendant pseudos-journalistes. Oui mais...
Nombreuses sont les stars du petit et grand écran qui profitent de cette presse à des fins financiers et pour accroitre leur notoriété. Nombreux sont les personnages publics qui ont, par le passé, profité de la présence de papparazis pour se montrer et pour signaler au reste du monde que malgré leurs faibles activités lucratives, ils restent présent. Paris hilton reste à ce jour le meilleur exemple. La presse people a besoin d’elle pour vendre des journaux, mais elle a besoin de la presse people pour vivre. Si l’on se fondait sur les véritables activités que la star américaine fait pour être reconnue, hormis les photos people, elle n’aurait pas la notoriété qu’elle connait aujourd’hui.
La presse people est une publicité certaine pour les pseudos stars d’aujourd’hui et, à quelques exceptions prêtes, ces stars se plaignent hypocritement que cette dernière pousse les bouchons trop loin en photographiant les enfants ou les scènes cocases du quotidien. Ils en oublient leur choix délibéré de devenir un personnage public. Il y a donc les avantages mais aussi les inconvénients qui en découlent.
Une célébrité est dite forte en notoriété quand elle a un véritable fan club, et ces mêmes fans sont les acheteurs de ces torchons car ils veulent suivrent le quotidien de leurs stars préférés, afin de rêver, de se rassurer en sachant qu’elles sont comme eux, ou tout simplement pour cogiter.
Parler de droit en ce qui concerne la liberté individuelle et le droit à la vie privée, c'est une chose mais n'oublions pas la liberté de la presse qui est un droit fondamental permettant à tous de se renseigner et d’être informé sur ce qu’il se passe dans la société. Les célébrités sont le plus souvent des personnes influentes dans la société, trouver des articles sur ces personnes, ne semble pas totalement absurde, en soit. En réalité, la liberté d'expression et le respect de la vie privée sont deux droits reconnus et garantis mais qui s'affrontent et se confrontent, mais au nom de quoi ce serait la presse people qui devrait renoncer à son droit ?
Rappelons que la première méthode utilisée dans la presse people est normalement un contrat établi entre le magazine et la vedette par une agence, celle-ci servant d'intermédiaire. Les célébrités elles-mêmes choisissent leur agence, à qui la plupart du temps elles restent fidèles, et contrôlent ainsi les reportages qui sont faits sur elles et que l'agence se chargera de vendre au magazine. Dans ce cas la presse people paye son reportage à l'agence ou parfois directement à la star, la plupart du temps pour des événements majeurs comme mariage ou autres cérémonies. Ce sont souvent les personnalités les plus célèbres qui préfèrent traiter directement avec les magazines, sans passer auparavant par une agence.
Le respect de la vie privée est bien souvent violé, mais les vedettes s'en réjouissent et invoquent leur droits pour se faire encore plus d'argent qu'elles n'en ont. Quand on parle de morale...


Benjamin Bousquet
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

2012 sea, SEX and fun !



Mais que se passe-t-il chez nos hommes politiques ? On les traite de machistes, d’obsédés ou encore d’arriérés ! Les femmes se lâchent et pour cause… En effet depuis l’affaire DSK, qui a explosé il y a 3 semaines maintenant, pleins de dossiers sortent de toutes parts et les oreilles sifflent dans les couloirs de l’Assemblée. Effectivement,  lorsque l’on voit les réactions en faveur de DSK à la suite de son arrestation, on comprend peut-être mieux pourquoi. Nous n’allons pas revenir sur cette affaire dont tout le monde parle et où tout est raconté sur Twitter. Donc passons tout de suite à la victime suivante qui a amusé la France entière durant toute la semaine grâce, notamment, à Canal + et son Grand journal. George Tron et sa célèbre thérapie par les pieds.

George Tron

Une affaire de massage de pieds qui aurait mal tournée et qui semble déjà rentrée dans les… anales. Plus sérieusement M. Tron, jusqu’il y a quelques jours, secrétaire d’Etat à la fonction publique, fut accusé par deux de ses anciennes employées municipales d’agressions sexuelles. Rappelons en quelques mots le contexte et les faits: G. Tron initiait ces femmes à un massage thérapeutique par les pieds qui aurait vite dévié vers un massage plus sexuel. L’une d’elle a même déclaré qu’il y a eu pénétration par les doigts. L’enquête est en cours et George Tron a démissionné de son poste au plus grand bonheur de Nicolas Sarkozy qui n’aurait sûrement pas supporté de perdre le seul atout qu’il possède sur la gauche en ce moment avec l’affaire DSK.

Luc Ferry

Autre affaire et tout aussi grave, celle lancée par Luc Ferry il y a quelques jours sur le plateau du Grand Journal lors d’un débat où, emporté par l’émotion, il a eu du mal à contenir certains vieux secrets politiques qui font froid dans le dos. Il est question d’un ministre qui aurait participé à une partouze au Maroc avec des mineurs et qui se serait fait épingler. Le secret, s’il s’avère vrai, semble avoir été bien gardé jusqu’à aujourd’hui. Dans ces déclarations Luc Ferry ne donne bien évidemment aucuns noms, mais dit être sûre de la véracité de ces propos. L’ONG marocaine « touche pas à mon enfant » a décidé de saisir la justice et porte plainte contre Luc Ferry. L’ONG espère mettre la pression sur la justice française afin qu’il y ait éclaircissement dans cette histoire. Evidemment, les avis se divisent entre ceux qui pensent qu’il en a trop dit en bafouant la présomption d’innocence (un terme qui revient souvent en ce moment) et ceux qui pensent qu’il n’en a pas assez dit et que s’il garde le silence il est complice de ce scandale ! Dans tous les cas c’est une affaire sexuelle qui fait encore beaucoup de bruits. Si ces accusations se confirment, le premier ministre ayant étouffé l’affaire, les « hautes autorités de l’Etat » dont parle L. Ferry et le ministre mise en cause dans cette affaire de pédophilie, feront l’objet d’une procédure judiciaire qui promet de faire la une de l’actualité pendant plusieurs semaines.
Pour finir avec Luc Ferry la question qu’on est en droit de se poser est : Pourquoi Luc Ferry a-t-il lancé cette bombe maintenant ? Quels sont les intérêts politiques ou personnels qui entrent en jeux et enfin qui va faire les frais de ces accusations ? 2012 est bien lancé !



Mais depuis ces trois dernières semaines si une chose est à retenir, c’est  aussi ce déchainement médiatique autour des relations hommes/femmes au sein de la politique française. En effet nos femmes politiques se sont levées et ont profité de ces scandales pour dénoncer le comportement machiste et parfois limite des élus politiques masculins qui semblent ne rien respecter de la parité homme/femme.
Alors  il est certain, que mise à part ces affaires graves, des provocations et comportements d’hommes politiques ne soient pas correctes et justifiés envers les femmes. Mais pourquoi le dire maintenant ? Pourquoi ne pas s’être indigné avant ? La peur des réactions? Je ne pense pas, il est plutôt question d’une vague, lancée par l’affaire DSK, sur laquelle beaucoup surfent et en profitent pour régler leurs comptes. Aucunes conclusions ne sont possibles pour le moment, car tout comme la majorité des médias, nous respectons la présomption d’innocence et nous ne pouvons connaître le verdict de ces affaires. Néanmoins, les réactions féministes de beaucoup de femmes qui attendent la moindre des occasions pour blâmer le comportement des hommes qui n’est que machisme et perversité selon elles, est fatiguant et lassant. Les discours que l’on croirait sortis d’un meeting de « ni putes ni soumises » et que l’on a pu entendre ces dernières semaines, remettent en cause la solvabilité et la crédibilité de ces femmes.



L’actualité c’est aussi des concombres meurtriers et l’arrivée très prochainement d’une psychose qui rappelle un peu la grippe H1N1. Heureusement cette fois il n’y aura pas Roselyne Bachelot pour abreuver tout le pays d’antidotes afin de booster le marché pharmaceutique. 
En Libye, la France et le Royaume-Unis partent à la guerre main dans la main avec leurs hélicoptères de combat en espérant faire tomber Kadhafi et ses troupes qui narguent le monde entier depuis plusieurs mois.

Vladimir Poutine et Dimitri Medvdev

Plus près de chez nous enfin, avec les relations entre Vladimir Poutine et Dimitri Medvdev qui semblent plutôt tendues. En effet à un an des élections de 2012 les deux hommes s’opposent par leurs idées. D’un côté la volonté traditionnaliste et nationaliste de Poutine qui veut continuer à diriger son pays d’une main de fer et de l’autre l’envie de tout moderniser et de clarifier et blanchir la Russie afin d’en finir avec les rumeurs de mafias qui détiendraient le pouvoir. Jeunesse fougueuse contre sagesse puissante… affaire à suivre !



Antoine Deiana
 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

Sport + Argent, l'équation impossible



Vaste débat qu’est la question de l’argent dans le sport. Si aujourd’hui beaucoup s’accordent à dire qu’il est scandaleux que certains sportifs touchent autant d’argent, il est préférable d’analyser cette situation avec des pincettes, car il semblerait que le sujet soit bien plus complexe qu’il n’y paraît.

Avec leurs salaires, quelques fois évalués à plusieurs millions d’euros, certains sportifs, en particuliers les footballeurs, aspirent à un train de vie des plus confortables ; ce qui incite les réactions de toutes part et les indignations des « p’tites gens » comme nous. Mais si il faut reconnaître qu’il est souvent plus facile d’affirmer qu’un employeur d’une grande multinationale mérite davantage de gagner des sommes astronomiques qu’un sportif, car il est source de richesse et d’emploi pour beaucoup de monde, il ne faudrait tout de même pas oublier que ce sportif reste, en général, également une grande source de richesse. Un joueur comme Cristiano Ronaldo a connu, il y a deux ans un transfert record de près de cent millions d’euros, c’était sans compter toutes les recettes que ce transfert a apporté sur le long terme au club du Real Madrid. Ainsi juste par la vente de maillots à son nom à travers le monde, le transfert était quasiment remboursé.



En fait, si l’on se base uniquement sur l’équation « salaire vis a vis de retombée économique » on ne peut pas en vouloir à des joueurs de gagner autant. En revanche là où on peut s’étonner de telles disparités et de telles proportions, c’est plutôt dans le secteur sportif en général : Comment se fait-il qu’une place dans un stade ne soit pas accessible à certaines classes sociales de par les prix souvent très élevés ? Qui plus est pour des sports populaires comme le football ou le rugby.

Une publicité peu chère payée.

Quand on constate qu’un évènement comme une finale de coupe du monde peut être suivi par des centaines de millions de personnes à travers le monde, on ne peut pas vraiment être choqué par les sommes – bien que phénoménales – attribués aux joueurs par les marques et les sponsors. Ces derniers assurent, en effet, une publicité tout simplement supérieure à toutes les formes de publicité existantes. Et croyez le ou non, c’est souvent peu cher payé. Preuve encore une fois que l’équation salaire-retombées et tout à fait équilibrée.

L’argent implique des devoirs.

En revanche, l’argent obtenu par les sportifs de haut niveau doit être synonyme de bon comportement. Lorsque l’on génère autant d’argent, il ne faut pas oublier qu’à la base le public est le précurseur de ce procédé économique. Si le football n’est plus regardé, l’argent n’arrivera plus. C’est l’une des raisons qui explique notamment la colère des Français vis à vis de l’épisode Knysna : la grève des multimillionnaires a considérablement déplu car c’était une offense directe aux différentes classes sociales, qui en fonctions de leurs revenus, partageaient la même passion et la même vigueur pour le football.  Ce sentiment d’être trahi a quelques peu relancé les débats sur l’argent dans le sport.

Être choqué par les salaires des joueurs est une chose, mais les instances hiérarchiques, les responsables de stades et les dirigeants de toutes sortes qui ne pensent qu’a s’enrichir de plus belles, contribuent également à la dépopularisation du sport, pour laisser place à des valeurs de rentabilités et de surenchères.

Sauf que remettre en question l’argent dans le sport, c’est remettre en question tout le système financier global, et cela n’arrive pas vraiment à point nommé, à une époque ou les pays ont du mal à faire front aux difficultés de la crise économique. Par exemple en Espagne le football comme le sport en général prédomine et génère beaucoup d’argent indispensable au système économique du pays. On ne s’étonnera pas de voir le Roi d’Espagne éponger les dettes du Real Madrid qui dépense chaque été sans compter.

Mais parlons actualités : la vente du Paris Saint Germain aux Qataris. Cette vente annonce un investissement de presque 150 millions d’euros pour les 3 années à venir pour les transferts. Des chiffres qui font tourner la tête des supporters du club et des amateurs de foot français qui rêvent de voir plusieurs clubs de Ligue 1 rivaliser sur le toit de l’Europe face aux plus grands. Seulement ces mêmes personnes, à l’enthousiasme débordant, sont les premiers à critiquer médiatiquement ou entre amis les effets de l’argent dans le football, au détriment de principes moraux et éthiques. Les Qataris sont plus connus pour leurs portefeuilles bien garnis que pour ces principes.

Encore une fois l’argent n’a pas de limites et personne ne lui en fixera ! Comment la Coupe du monde 2022 se jouera au Qatar ?


** Source photo : http://www.footprice.fr




Benjamin Bousquet

 Co-fondateur, rédacteur & animateur pour Criticize Me

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